Près d’un français sur deux a le sentiment de trop manger en période estivale
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.
Un sondage vient de révéler que près d’un Français sur deux a le « sentiment » de trop manger en période estivale. Décidément l’obsession alimentaire nous poursuit, même quand il est l’heure de lever le pied sur la pression ambiante et les exigences de notre société : réussir, être beau, riche, en bonne santé, manger équilibré…
Bien sûr ce « sentiment » n’est peut-être pas juste. Mais il l’est peut-être ! Bien-sûr il peut être bon de prendre conscience de son corps, de le chouchouter, de le bouger, de bien l’entretenir ; les vacances servent aussi à cela, pour ceux qui partent … plus que pour les autres.
Mais la culpabilité est-elle bonne conseillère ? Manger avec plaisir de bonnes choses, en famille, avec des amis, partager une conversation, n’est-ce pas un des sommets des plaisirs simples de l’existence ? Manger, cela sert aussi à se rencontrer, échanger, partager, goûter, apprécier. Notre société ne serait-elle pas devenue puritaine ou hypocrite en niant la réalité ? Ne peut-on pas se réconcilier avec son assiette, avec son corps sans angoisser à chaque instant, à chaque bouchée ?
D’ailleurs les sondages de retour de congés sont prêts, et on nous resservira la « soupe » des régimes pour éliminer les kilos, avant de pouvoir se « baffrer » au moment des fêtes.
La modération n’est pas l’austérité, c’est une vraie vertu appelée « Tempérance » dans le livre de la Sagesse, un livre majeur de la Bible ; mais aussi dans le livre de l’Ecole de Salerne, traité de la première école de Médecine. Mais elle n’est pas incompatible avec la fête et la gastronomie afin de faire du plaisir alimentaire non pas un but en soi, isolé, mais une véritable régulation de la prise alimentaire et un moyen de goûter la vie et de rendre grâce pour ce qu’elle nous offre.
Les conseils diététiques sont bien sûr utiles, mais les plus simples reposent sur peu de choses : modération et variété, plaisir et partage.



Manger avec modération en famille et entre amis c’est possible, le secret c’est d’éviter de se resservir une deuxième part quelque soit le plat … de prendre le temps de manger, les vacances servent aussi à prendre le temps de se poser pour apprécier le plat préparé.
Pour éviter toute angoisse quand à la composition du plat, j’ai opté pour préparer moi-même les menus pour tous, et cuisiner en prenant soin de varier les plaisirs entre légumes de saisons et plats plus roboratifs.
Pas de plat en sauce, par exemple pour les tomates farcies, s’il est vrai que j’ai acheté la farce chez le boucher, j’ai pris soin de rajouter un oeuf ajouté à la pulpe de tomates conservées lorsque celles-ci ont été vidées … ce mélange rend la tomate farcie plus moelleuse. Dans le plat, j’ai rajouté le riz, juste un peu d’eau pour éviter que le tout colle au plat, puis 45 mn de four à 200.
Nous avons consommé de la salade, feuilles de chênes rouges , et en sortie une tarte aux prunes maison, sans sucre ajouté (pâte brisée maison) …
Nous mangeons aussi des fruits frais de saison pêche blanche, nectarine, prunes, …
Ballades en vélos, je précise que les courses sont réalisées en vélos, (2km,5 entre la maison et le marché du centre d’Annecy) … sport quoitidien …
Les extras se sont des sorbets à la framboise, ajouté à un peu de glace à la vanille …
Certes peut-être que je vais prendre le kilo des vacances … je reste vigilante sur les « envies » inutiles … et donc à proscrire …
La « soupe régime » n’est pas ma tasse de thé, je préfère le terme de « ré-éducation alimentaire » plus réel … que nous devrions tous adaptés …