Les couleurs de l’obésité
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
En réaction à l’article « Code couleur : la cacophonie commence… » de Nathalie Négro
Elles ne reculent devant rien… Pour éviter la lisibilité désirée par la mise en place d’un code couleur qualifiant la qualité nutritionnelle d’un produit, certaines marques de distributeurs vont « faire semblant » de jouer le jeu. Et elles proposent leur propre code couleur. « Quoi, moi, vous m’accusez ? Ma bonne volonté est telle que j’invente un code à moi »… Pourquoi ces enseignes ne prennent-elles pas celui qui est proposé ? Elles avancent quelques ratiocinations, c’est à dire la mise en avant d’un argument vain et exagérément subtil pour retarder une application qui pourrait être gênante. Là où la rationalisation permettrait aux consommateurs de s’y retrouver facilement…
En psychanalyse, la rationalisation explique très bien la ratiocination : les motivations inconscientes inspirent la justification consciente et rationnelle d’une conduite.
La ficelle est trop grosse ! Certains diraient : « on nous prend encore pour des imbéciles »
La preuve est sous nos yeux. La résistance organisée par le détournement du code couleur montre à quel point les industriels de l’agroalimentaire et les hypermarchés se liguent… Mais au fait, contre qui ?
A votre avis, les motivations réelles de ces marques sont-elles vraiment celles de la santé des clients ?


