La tête et les jambes
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le stress fait grossir par activation du système hypothalamo hypophyso surrénalien. Cet impact négatif sur le poids se fait indépendamment de toute prise alimentaire. Il est donc essentiel d’interroger toute personne demandeuse d’une perte de poids sur ses conditions de vie personnelles et professionnelles. Cela permet de saisir l’importance de son stress et la manière dont elle le gère (cela peut être par la voie alimentaire). Les techniques de relaxation font partie de l’arsenal thérapeutique (Taï Chi, Qi Gong, yoga, sophrologie etc.). Cette voie peut éviter le recours à des anxiolytiques pas forcément appropriés. La médecine occidentale a trop longtemps sous-estimé l’importance du psychisme et la nécessité de ne pas dissocier le corps de l’esprit. Des expériences conduites chez les singes bonobos (citées par Pascal Picq dans son livre Il était une fois la paléoanthropologie paru chez Odile Jacob) sont intéressantes de ce point de vue. Elles font état que les singes dominants maîtrisent mieux leur alimentation que les singes dominés.


