HTA et obésité infantile
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Une communication récente au congrès de l’European Society of Cardiology (ESC) à Barcelone en Septembre 2014 a fait grand bruit.
Une étude effectuée en Allemagne sur plus de 22 000 jeunes de 3 à 18 ans fait le lien entre obésité infantile et hypertension artérielle. On prenait en compte le fameux IMC (indice de masse corporelle), le tour de taille, le ratio tour de taille/taille, le pourcentage de masse grasse, la somme des plis cutanés sous-scapulaires et tricipitaux. La prévalence de l’hypertension artérielle augmente régulièrement en fonction du poids de l’enfant. Elle passe de 5,7% pour un garçon de poids normal, à 10,4% en cas de surpoids et à 18,6% en cas d’obésité.
Pareil pour les filles, on est à un taux de 5% en cas de poids normal, à 9,1% en cas de surpoids et 24,4 % chez les filles obèses.
L’hypertension artérielle est 6 fois plus présente chez les enfants obèses d’après les auteurs (Schwandt P ; et al.). Cela confirme le sentiment que l’on avait depuis longtemps : il convient de s’attaquer précocement à l’obésité infantile afin d’éviter que les choses dégénèrent.



Merci pour ces actualités très intéressantes. Il serait très utile de préciser les références des publications auxquelles vous faites références.
Cette étude est alarmante mais pas vraiment surprenante. S’attaquer à l’obésité infantile bien sûr mais comment ? Face à un enfant qui prend anormalement du poids les autorités sanitaires diront aux parents qu’il faut faire attention mais attention à quoi ? Ce genre d’études entretient la peur de l’obésité et peut pousser à aggraver le mal. Sans politique préventive claire et consensuelle peut être vaudrait-il mieux ne pas les livrer au public.