« I love my fat Nanas » - Rétrospective Niki de Saint Phalle au Grand Palais - 17 septembre - 2 février 2015, Paris.
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Je sors de la rétrospective consacrée à Niki de Saint Phalle au Grand Palais. Une exposition merveilleuse, pleine d’humour et qui renverse les normes.
L’artiste rompt radicalement avec les codes et les stéréotypes dans sa représentation des femmes. Elle crée une série de sculptures consacrées au corps féminin, qu’elle nomme les « Nanas ». Plus grandes que nature, elles sont mouvement, joyeuses, elles affichent des couleurs criardes… Ces Nanas ont des formes girondes, expressives, dynamiques.
Les œuvres de Niki de Saint Phalle sont actuellement au Grand Palais, c’est lumineux, vivifiant, plein d’humour et de bonne humeur. Ces œuvres, monumentales, opèrent un renversement explosif des normes. Niki de Saint Phalle a voulu sortir l’art des salons feutrés…
Elle a créé des sculptures de grosses femmes, sans être grosse elle-même, pour déconstruire l’enfermement des représentations du beau. Cette femme a imposé des choix artistiques d’une violente radicalité alimentée par une imagination inouïe.
Cette rétrospective au Grand Palais, une première française, vient d’ouvrir. Elle est formidable, courrez-y… Ces belles Nanas trônent et mettent à l’honneur une autre idée des femmes. Bien loin des corps qui envahissent d’ordinaire notre espace urbain… A voir et revoir…



