Manger universel

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.

En réaction à l’article « Voltaire avait raison ! » d’Arnaud Cocaul

La diffusion d’un mode alimentaire à travers le monde a souvent comme corollaire l’adaptation des recettes au goût des autochtones. En effet, cela peut aboutir à des mets plus gras que dans le pays d’origine. Le meilleur exemple est très certainement la nourriture servie dans les restaurants chinois. Cela veut-il dire pour autant que chacun doit rester chez soi, sans s’ouvrir aux autres ?

Je ne le pense pas. Aller manger dans un restaurant japonais, mexicain ou autre ne sera pas le reflet exact de ce que l’on peut manger dans le pays. Cependant, cela peut donner envie de mieux connaître sa culture, son histoire et aussi, pourquoi pas, de se mettre aux fourneaux. Avec l’engouement pour la cuisine japonaise ont fleuri çà et là des cours pour apprendre à réaliser soi-même des sushis. Mercantile ? Sans doute. Néfaste ? Certainement pas. La culture s’enrichit par tous les sens.

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