L’ABC de l’obésité sur www.thinktankobesites.com
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
A/ ne pas céder à la mode
B/ garder la tête sur les épaules et ne pas s’affoler pour quelques rondeurs
C/ si besoin, toujours la tête sur les épaules, mettre en œuvre ce qui doit être mis, côté tête comme côté corps…
Vous constatez que « ne pas… » vient tout naturellement s’inscrire quand on pense obésités.
Qu’en conclure ?
C’est un mauvais départ. Le « ne pas » témoigne qu’on voit les choses en négatif, que le choix se limite à s’interdire de penser ou de ressentir ou de consommer. Cet état d’esprit revient à toujours s’empêcher, comme si on était mauvais-e.
Le sucre, mon ennemi pour la vie ?
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le débat revient régulièrement dans les médias : faut-il taxer le sucre ? Ainsi, le ministère de la Santé britannique envisage une taxe de 20% sur les boissons gazeuses sucrées afin d’agir positivement sur la santé des consommateurs.
Dans l’argumentaire des pro-taxes, l’abaissement prévisible de l’espérance de vie de la prochaine génération, forte consommatrice de ce type de boissons caloriques, est mis en avant. Mais les chiffres de l’UK Office for National Statistics (l’équivalent britannique de l’INSEE) stipule que l’espérance de vie à la naissance augmente chaque jour de 4h pour les femmes et de 6 pour les hommes. 1/3 des bébés britanniques nés en 2013 dépasseront le siècle. Le sucre devient aussi pire que le tabac et semble même déclencher plus de passions.
Il faut certainement freiner l’apport de sucres ajoutés dans les produits transformés mais ne pas maudire le sucre. Est-ce en taxant que l’on ira vers des comportements plus vertueux ? Le Danemark, qui avait introduit une taxe sur les aliments gras, y a renoncé car il y avait des contournements faciles et une absence de résultats probants sur la santé publique.
Au lieu de taxer, il faudrait agir via des sollicitations positives. Par exemple, donner des bons de réduction aux caisses sur les fruits et les légumes. Chacun serait content et les familles les plus modestes (les plus touchées par les obésités) pourraient assimiler ce message comme réellement éducatif.
Le changement (mais quel changement ?), c’est maintenant !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
D’après des données issues de l’étude NutriNet-Santé* supervisée par le Professeur Serge Hercberg, le fait de manger sous le coup d’émotions négatives, comme la solitude affective, impacte davantage le comportement alimentaire féminin. Les données recueillies dégagent une forte émotivité alimentaire chez 52% des femmes contre 20% pour les hommes.
Le fait de se mettre au régime ou de se sentir au régime provoque une dégradation de la prise alimentaire chez les femmes. On observe un risque de doublement de la probabilité d’être en surpoids. Dans cette situation, les hommes sont nettement moins touchés par cet état de fait.
Obésité : l’épouvantail made in US
Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.
Nos voisins d’Outre Atlantique ne sont pas avares d’études montrant très régulièrement combien les personnes obèses ne savent ni s’alimenter, ni bouger. N’est-ce pas le pays des "coachs potatoes" et autres dénominations alimentant, s’il en était besoin le regard culpabilisant sur une portion non négligeable de la population mondiale. Un rapport du Centre Américain de Contrôle et de la Prévention des Maladies propose le résultat d’une étude portant sur le niveau d’activité physique de 2600 personnes obèses.
Les femmes obèses feraient moins d’une heure de sport par an contre 3,6h pour les hommes en surpoids. Un constat qui ne manque pas de pointer du doigt la responsabilité de ces personnes si sédentaires alors qu’une activité physique modérée de 2h30 par semaine est recommandée.
Comment ne pas s’indigner, face à de tels résultats alimentant un imaginaire déjà hostile aux personnes non conformes ? Les médias relayent régulièrement les résultats de ce type d’études alimentant son aspect sensationnel et discriminant.
Obésités : danger, l’été arrive
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des question d’obésité.
Attention, l’été arrive et les marronniers de la presse vont refleurir : maigrir, régimes, détox etc.
Un lent mouvement, c’est un euphémisme, de bon sens se dessinera-t-il ? Je n’ose parier. Donc, anticipons. Lire la Suite…
Saint Valentin : profitons du temps comme il nous cherche
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
La course à l’IMC idéal, c’est comme la course à l’échalote, la course aux 3 « A » de Moody’s et Standard and Pools, la course au plein emploi, la course à la paix dans le monde. Bref, c’est la course à l’utopie, la tentative de cloner tous les êtres humains. C’est le leurre complet.
On peut être en surpoids ou en obésité et être en bonne santé, on peut être mince et en mauvaise santé. On peut être en surpoids et connaître une belle histoire d’amour, on peut être mince et seul(e). Bref, profitons du temps comme il nous cherche. Et comme dirait Barack Obama à notre Président : "enjoy" !
A tous les Valentin, à toutes les Valentine…
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Les amoureux sont heureux, c’est leur jour… Les fleuristes aussi, tant mieux !
Grand moment de solitude pour de nombreuses autres personnes. Je ne parle pas de la solitude choisie, évidemment. Je m’intéresse aux exclus du cœur partagé. Ce ne sera pas leur jour ! Espérer être aimé et aimer, quand le monde s’empresse dans les boutiques, c’est cruel.
Cet affichage public d’une intimité exhibe encore une fois la marchandisation de tout dans notre société. Il est essentiel de la décrypter, pour un petit peu moins en souffrir.
Afficher ainsi sa vie amoureuse plonge dans un profond malaise de nombreuses personnes en mal d’amour. On peut bien évidemment être en couple et être concerné !
Comme la honte de rater sa vie sentimentale colle à la peau de ces personnes, on peut estimer qu’une manifestation « Anti St Valentin » n’est pas pour demain.
PS : S’appeler Valentin(e) et ne pas être fêté le 14 février, c’est dur. Alors, parents, attention avant de donner ce joli prénom, qui signifie vigoureux, à un enfant !









