Archives de tags | qualité

Manger moche

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

fruit-200460_640Manger moche, c’est mieux !
Pourquoi la carotte devrait être présentable pour enrichir une soupe ? Pourquoi la pomme doit briller à peine tombée de l’arbre ? Pourquoi les apparences des fruits et légumes primeraient sur la qualité ? Ces questions méritent que l’on s’y attarde.

Les produits bio sont désavantagés à cet égard. Ainsi que les fruits et légumes mal calibrés, qui sont parfois jetés sans afficher la moindre imperfection. Alors les prix montent. Les consommateurs sont les grands perdants.

Pour aller dans le sens d’une nourriture de qualité, ces quelques questions sont à faire circuler le plus largement possible. Nous cherchons parfois midi à quatorze heures. Jeter des fruits et légumes alors qu’ils sont bons, alors que des personnes n’ont pas les moyens financiers d’en acheter… C’est un scandale, à tous les niveaux. Manger moche, pour lutter contre la stupidité !

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Fast-food/obésités : attaquons-nous aux racines plutôt qu’aux fleurs du mal

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.

En réaction à l’article « Plus d’obésités, si on peut mal se nourrir près de chez soi ? » de Catherine Grangeard

urlQue les choix alimentaires effectués dans les fast-foods ne soient pas toujours un modèle d’équilibre nul ne peut le contester. Encore faudrait-il remarquer que l’offre et le discours des différentes enseignes n’est pas uniforme. Certains mettent en avant des plats délibérément hypercaloriques. D’autres s’efforcent de jouer sur la qualité, la quantité, la diversité, les portions, l’information. Certains ont même fait des progrès notables dans ce sens. Là où le bas blesse est encore très largement du côté de la boisson sucrée.

Que les consommateurs de fast-food négligent la dimension nutritionnelle de leur repas, cela ne peut être nié. Encore faudrait-il regarder ce qu’ils font chez eux (Am J Clin Nutr 2014, 99, 162-171) et pourquoi leur intérêt sur l’équilibre alimentaire est si faible. Pourquoi leurs choix ne se portent pas sur les offres de fruits ou de salades qui y sont parfois faites ?

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