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Régimes et sportifs de haut niveau

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Le Journal du Dimanche du 13 avril 2014 révèle que les régimes drastiques concernent également les sportifs de haut niveau, comme ceux évoluant dans le cyclisme.

Ainsi l’équipe britannique Team Sky « bénéficie » des conseils nutritionnels de Nigel Mitchell. Celui-ci se targue dans The Guardian d’être « responsable de tout ce qui entre dans la bouche des coureurs ». On y apprend ainsi que cet apprenti sorcier procure aux cyclistes des protéines à haute dose dès le petit déjeuner sous forme de porridge et d’omelette, et des laitages le soir au coucher en forte quantité. Le sirop d’agave remplace le saccharose, on prend 2 grammes d’huile de poisson pour les oméga 3 et les propriétés anti inflammatoires. On boit des jus de fruits et on mange des légumes pour s’hydrater.

On peut supprimer les fibres donc les jus de fruits, les légumes et les fruits si on cherche à perdre du poids afin d’alléger le tube digestif et on préconise des privations en particulier sur les graisses.

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Implantation des fast-foods et prise de poids

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains

En réaction à l’article « Plus d’obésités, si on peut mal se nourrir près de chez soi ? » de Catherine Grangeard

4933735272_94a852c324_oLes conclusions de l’étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) du 13 mars 2014 me laissent pantoise. Elle traite de la densité des fast-foods et du lien avec l’élévation de l’IMC. Sur le principe, le lien entre la consommation de sandwichs et autre burgers et la prise de poids ne me surprend aucunement.

Ce qui m’interroge, donc, ce sont les conclusions, qui appellent à revoir les stratégies gouvernementales par rapport à la densité des fast-food notamment dans l’environnement de travail.

Je crois que l’on prend le problème à l’envers. Les adultes qui mangent dans les fast-foods à midi ne le font généralement pas de gaieté de cœur. C’est une conséquence de plusieurs facteurs :

  • éloignement de plus en plus fréquent du lieu de résidence par rapport au lieu de travail, rendant impossible le repas à la maison,
  • l’absence de restaurants d’entreprise,
  • l’interdiction de manger sur le lieu de travail, pour diverses raisons : odeurs, saletés…
  • une demande de productivité accrue, qui peut entraîner un raccourcissement de la pause déjeuner,
  • un budget alimentaire serré.

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