Manger gras trouble le cerveau
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Manger gras entraîne des altérations des signaux de satiété et de faim au niveau du cerveau. Cela génère une dégradation des mécanismes de récompense habituellement ressentis en présence de nourriture. Il convient d’expliquer à nos patients que la prise alimentaire est finement régulée par notre cerveau. Celui-ci ajuste parfaitement nos ingestas en fonction des besoins énergétiques du corps. En mangeant très ou trop gras, on fournit davantage de triglycérides en post prandial (après le repas) ce qui pourrait altérer le système de satiété et de faim. Cela aurait également pour effet de dérègler le système de récompense entraînant des perturbations durables des apports énergétiques mais également de la dimension émotionnelle allouée à la prise d’aliments. Jusqu’à aller à un point de non retour pour certains. Le message du « manger moins gras » doit passer par des efforts de pédagogie.
Donnons du temps au temps !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
La plupart des personnes consultant en nutrition sont demandeuses de perdre rapidement du poids. C’est pour cela d’ailleurs qu’ils énumèrent divers régimes en spécifiant qu’ils ont marché « puisque j’ai perdu du poids mais que par ma faute j’ai tout repris car je n’ai pas poursuivi » (jusqu’à la mort).
Dès lors que l’on prend le temps d’installer un vrai espace d’échanges, on arrive à se parler et donc à faire en sorte que le quémandeur renonce à cette demande de perte rapide mais commence à envisager d’autres moyens de perdre du poids que de raisonner en interdits et en restriction. Il est essentiel d’instaurer un dialogue car la plupart du temps le raisonnement qui s’élabore et qu’il faut arrêter de se faire du mal par des régimes restrictifs, que ces régimes restrictifs nous abîment et altèrent durablement notre faculté de choix, de volume, de rassasiement et de satiété.









