Moins lourd, plus facile de bouger
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.
En réaction à l’article « Sport et personnes en obésité » de Catherine Grangeard
Bouger quand on est gros, voici la solution. Hélas, cela ne suffit pas. Non seulement parce qu’il est souvent trop tard quand on est devenu trop gros et que les articulations ont souffert, mais aussi parce que marcher 1 heure, quand on y arrive, cela fait 400 Kcalories en moins. Mais un peu plus de repas ensuite, une petite compensation alimentaire après, pour un total de 8 000 Kcalories dans 1 kg de tissu adipeux… soit 20 heures de marche… Alors inutile ? Non mais cela dépend pour quoi, pour qui et comment.
Pour qui tout d’abord : les jeunes. Le mouvement par le jeu plait, à condition de ne pas chercher la performance. A cet âge, mis à part le souffle, le reste du corps suit encore.
Pour ceux qui ne sont pas encore trop gros, trop âgés, qui ont encore une bonne masse musculaire, et qui surveillent leur alimentation, l’activité physique s’oppose en partie aux résistances à l’amaigrissement. Elle permet de contribuer à stabiliser le poids, avec cette fois un cercle vertueux : moins lourd donc plus facile de bouger.
Et puis surtout c’est une des clés de la non-prise de poids chez ceux qui n’ont « rien », c’est à dire qui ne sont pas encore en surpoids !
Il serait temps que les messages ne soient pas donnés en pâture à tous de façon unique et univoque comme s’il n’y avait qu’une seule tête à aligner, au risque d’accentuer la discrimination.










Ne peut-on pas penser que la moindre activité physique est toujours bonne à prendre ? Plutôt que de parler de quantités hebdomadaires qui sont de toute façon très éloignées des rythmes de vie de certains.
J’ai déjà entendu des "conseils" du type: "L’exercice cardio, en dessous de 45 minutes, ça ne sert à rien"…
Pour moi (67a) la marche sans forcer a été un facteur de motivation pour atteindre un poids -santé- (moins 15kg) ce n était pas un facteur d’amaigrissement, mis plus une revalorisation personnelle, et surtout une aide a débloquer les effets de l’arthrose.
Je n’ai jamais tenté de suivre les directives d’objectifs quotidiens, mais j’ai cherche un équilibre. Aujourd’hui je peux marcher entre 4 et 15 km sur une journée et cet exercice est un plaisir nouveau qui peu a peu a remplacé les envies de manger intempestives.