Déclencher un changement des habitudes
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction à l’article « Manger gras trouble le cerveau » d’Arnaud Cocaul
La pédagogie a bien un effet primordial dans le changement des habitudes. Elle doit concrètement montrer comment les personnes peuvent remplacer l’excès de matière grasse.
Cet apprentissage est plus efficace qu’une explication de la régulation de la prise alimentaire,
En effet, comprendre la façon dont le cerveau régule la faim, la satiété, est importante. Mais cette connaissance se révèle insuffisante pour déclencher un changement dans les habitudes. J’y vois au moins trois raisons :
1/ Les habitudes culinaires sont le plus souvent transmises de génération en génération. Elles font donc partie de l’histoire familiale, des souvenirs.
Le printemps des régimes
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
Après les régimes détox d’après-fêtes arrive le printemps et son cortège de dossiers minceur. Lire la Suite…
Obésités : danger, l’été arrive
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des question d’obésité.
Attention, l’été arrive et les marronniers de la presse vont refleurir : maigrir, régimes, détox etc.
Un lent mouvement, c’est un euphémisme, de bon sens se dessinera-t-il ? Je n’ose parier. Donc, anticipons. Lire la Suite…
Habitudes de vie, berceau des obésités ?
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.
Une étude québécoise montrait que l’association d’un déficit de sommeil, de signes de restriction cognitive, d’apports calciques insuffisants entraînait un risque d’obésité 2 fois plus important que le fait de manger très gras ou de ne pas du tout faire d’effort physique intense. Bref, il faut peut-être aussi chercher ailleurs que dans l’assiette seulement, les raisons de l’épidémie d’obésité. Pourquoi pas dans le temps passé devant les écrans ? Or, celui-ci n’est pas non plus indépendant du déficit de sommeil. Il témoigne chez l’enfant d’un moins bon contrôle parental, de styles de vie ou de rythmes de vie moins satisfaisants (moins d’activité physique, pas de petit-déjeuner lors d’un lever tardif). Mais est-ce la télé, le manque de sommeil ou autre chose encore ? Par exemple, la perte de « l’autorité parentale » par manque de confiance des parents en leur capacité éducative, le manque du « non », l’effacement du père, ayant fait émerger l’enfant-roi, dans lequel tous les marchands s’engouffrent.
D’autres diront que ce sont les publicités alimentaires à la télé qui font manger. Je ne le crois pas : leur effet ne s’exerce que dans un terrain propice. Regardons toujours le terrain !
La sexualité, genèse de l’obésité ?
Par Patrick Bergevin, membre du Think Tank ObésitéS, chirurgien digestif
Quand on y réfléchit, la sexualité est souvent pour beaucoup dans la genèse de l’obésité.
En France, où la pression de la société s’exerce surtout sur les femmes, dans le sens d’un idéal de minceur, on voit fréquemment des adolescentes se lancer dans des régimes draconiens, sous prétexte qu’elles se sentent, ou qu’on leur fait croire, qu’elles sont un peu "enrobées".
La métamorphose sexuelle de cet âge est source d’instabilité et d’hypersensibilité au regard des autres. Et c’est le départ de toute une existence pourrie par les régimes yoyos successifs qui induisent un dérèglement des habitudes alimentaires et des sensations de satiété. Cela génère une prise de poids progressive au fil des années, aboutissant à une véritable obésité. Bref, tout le contraire du résultat escompté !
C’est le profil le plus courant des personnes qui viennent consulter pour chirurgie bariatrique. Quatre fois sur cinq, il s’agit de femmes.









