Cesser d’être son meilleur ennemi !

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

L’influence du psychisme sur le corps se repère souvent lors des consultations. Pour autant le médecin est en difficulté pour la faire accepter à son patient. Intellectuellement, celui-ci n’est pas sans la méconnaitre. Toutefois, aller jusqu’à en tirer la conclusion de l’intérêt d’une prise en charge réelle chez un professionnel du dit psychisme s’opère encore de nos jours avec quelques difficultés. Une véritable peur se tapit derrière différents arguments avancés. Rationnellement, ce n’est pas pire d’avoir un dérèglement hormonal ou d’autres maux physiques. Mais l’irrationnel a pris ici les rênes.

Ce sera donc au niveau où le patient bloque que nous commencerons.

Plus ce qui est porté semble lourd, plus c’est refoulé pourrait-on se demander. Moins on se croit capable d’en prendre pleinement conscience sans se mettre en danger. L’équilibre si précaire soit-il est à préserver. Si le prix à payer en est l’obésité, même massive, cela parait préférable à un plongeon vers un inconnu supposé dangereux. Ce sont ces représentations qui sont présentes avant la consultation chez un psychologue/psychanalyste.

Des recettes de substitution ont été adoptées des années durant. Elles font le lit des différents régimes : trouver une solution immédiate sans se pencher sur des causes imaginées déstabilisantes. Ne pas y penser serait éviter qu’elles agissent… on appelle cela la politique de l’autruche.

Vaincre ces résistances constitue une première partie du travail se situe. C’est le médecin, le prescripteur au sens large, qui y est le premier confronté.

Les comprendre, ces résistances, c’est avancer vers le noyau dur agissant depuis des années. Nous voyons donc qu’il sera impossible de fournir un kit pour amener les gens à commencer une thérapie.
Alors comment faire ?

Face à vous, des personnes qui ne veulent pas, a priori, regarder dans la direction qu’il faudrait pour se soustraire aux causes de leurs souffrances… Elles dépensent une énergie considérable pour se protéger de ce qui met en péril leur équilibre. Elles se protègent en entretenant les difficultés… et la peur qui en est la raison est celle qui maintient les digues. Peut-on leur donner une explication simple de ce mécanisme ? Si on les connaît, oui. Alors, on peut relever quelques éléments de ce processus et les amener à penser autrement, à se faire aider à décrypter ces chaînes.

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