Et si la crise nous servait à repartir ?
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
La crise, la crise ! La longueur inhabituelle de la crise économique qui a démarré en 2008 et ne devrait pas cesser selon certains économistes avant 2018 impacte fortement le pouvoir d’achat. Les consommateurs sont soumis à une pression fiscale soutenue qui fait que le pouvoir d’achat par ménage a diminué de 1,9% en 2012, du jamais vu depuis les chocs pétroliers des années 70. Les Français sont moroses et critiquent tout désormais y compris leur mode alimentaire et leur mode consumériste. On assiste à l’émergence d’une frugalité choisie, pour reprendre les termes du Credoc dans sa lettre (consommation et modes de vie) d’avril 2014. On parle de « slow economy » comme on a parlé de « slow food ». De la période zapping, on tend à vouloir ralentir et profiter de la vie. En France, le terme crise est négatif dans sa connotation (j’ai fait une crise d’infarctus, une crise de goutte, il y a une crise de régime, une crise politique etc.). En Chine, le terme crise a un double sens, celui que l’on connaît en Occident et également le sens de renouveau.









