Des paroles et des actes
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
En réaction à l’article « Obésité et pauvreté : les femmes en première ligne » de Nathalie Négro
Le lien entre la précarité et l’obésité rend compte d’un cisaillement de notre société. D’un côté, ceux qui peuvent accéder à une alimentation équilibrée mais coûteuse et à des soins médicaux et paramédicaux grâce à leur mutuelle. De l’autre, ceux qui accordent une part importante de leur petit budget à l’alimentation et ne peuvent guère déroger à une rigueur permanente. Certains vivent dans la précarité ce qui les oblige à avoir recours à des aides alimentaires.
Notre société va mal car elle n’est plus empathique. La solidarité est indispensable et nous devons garder en tête le serment d’Hippocrate. Il faut être à même d’aider nos patients en détresse afin qu’ils gardent un minimum de dignité. Il est temps d’agir par des actes et non par des paroles.










La Grande Distribution n’adhère pas au serment d’Hippocrate. L’alimentation propose des aliments à bas prix aux plus démunis sans se soucier des additifs, composants alimentaires où le % de matière grasse est supérieure à la normale admise …alors que cette population souffre déjà de "marginalisation" importante.
Des études ont largement démontrées qu’un obèse à potentiellement moins de chance d’être embauché(e) qu’un individu dont le poids et la stature sont dans la norme, notre société étant "normalisée" …
Peut-être faudrait-il proposer un "pacte d’engagement fort" à la Grande Distribution pour éviter que perdure cette discrimination par l’argent dans les choix alimentaires. Il y a urgence !
Effectivement, il est nécessaire d’intervenir en amont. Faire porter aux personnes la responsabilité, plus la culpabilité, de leurs actes c’est une erreur, une faute même.
Et ce n’est pas parce que c’est compliqué qu’il ne faut pas s’en occuper !
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