D’heureuses initiatives
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction à l’article « Lien mère/enfant sur l’activité physique » de Gautier Zunquin
Le comportement sédentaire ou actif des parents influe sur celui des enfants. C’est un acquis, bien démontré dans l’article de Gautier Zunquin.
Mais la première difficulté, c’est souvent de trouver des activités ludiques consensuelles à faire en famille, pour occuper les week-ends autrement qu’en paressant devant la télévision ou la console de jeux.
Marcher ? Pour quoi faire ? Pour aller où ? Aller à la piscine, il y a trop de monde…Faire du roller ? J’habite en ville, ce n’est pas pratique. Les résistances à vaincre sont nombreuses.
Secouons-nous, secouons-nous !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Pour bon nombre de patients, à la question « que faîtes-vous comme activité physique ? » la réponse se préoccupe quasi exclusivement de l’activité sportive. « Je suis inscrit en salle, etc. »
On oublie facilement que l’activité physique au quotidien, la marche, la montée des escaliers, le ménage, etc. représente la majeure partie de la dépense énergétique liée à l’activité physique. Ce qui prime, c’est la lutte contre la sédentarité. Le Professeur Chantal Simon et son équipe ont montré que dans une cohorte de 9000 Français et Irlandais, le simple fait de se rendre au travail à pied ou à vélo était associé à une moindre prise de poids durant les 5 ans de suivi. Par contre, on a montré sur une population française de 3000 sujets que même si les règles nutritionnelles sont suivies et qu’une activité sportive de loisirs est pratiquée, le temps passé à rester assis (sédentaire) augmentait le risque de syndrome métabolique ou de diabète (projet MONALISA-NUT).
Quand on dit : l’obésité entraîne une prise en charge pluridisciplinaire, que dit-on ?
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Partout, il est admis que des causes de divers ordres interviennent, qu’elles soient sociales, individuelles, biologiques, psychologiques, réactionnelles ou de prime abord…
Et c’est absolument vrai.
Conséquence : les prises en charge sérieuses, dès l’installation du surpoids, proposent d’intervenir sur ces diverses causes. Mieux et moins manger, plus bouger, consulter un psy… quelque chose (sans bien savoir à ce propos pourquoi d’ailleurs se diriger vers un cognitiviste, comportementaliste, psychanalyste ou psychiatre proposant des molécules). Ces actions visent l’individu.
Parallèlement, aux causes sociales, des propositions d’ordre politique, économique,…
Ces mesures concernent la société, au même titre que d’autres domaines de la vie humaine. Qu’est-ce que l’on mange qui fasse autant grossir ? Pourquoi on mange de la sorte ? Et, si les personnes en obésité sont celles qui attirent l’attention sur ces points, nous sommes tous concernés. C’est une première raison pour laquelle la pluridisciplinarité s’impose.









