Archives de tags | chirurgie

La sexualité, genèse de l’obésité ?

Par Patrick Bergevin, membre du Think Tank ObésitéS, chirurgien digestif

Abstract Love TreeQuand on y réfléchit, la sexualité est souvent pour beaucoup dans la genèse de l’obésité.

En France, où la pression de la société s’exerce surtout sur les femmes, dans le sens d’un idéal de minceur, on voit fréquemment des adolescentes se lancer dans des régimes draconiens, sous prétexte qu’elles se sentent, ou qu’on leur fait croire, qu’elles sont un peu "enrobées".

La métamorphose sexuelle de cet âge est source d’instabilité et d’hypersensibilité au regard des autres. Et c’est le départ de toute une existence pourrie par les régimes yoyos successifs qui induisent un dérèglement des habitudes alimentaires et des sensations de satiété. Cela génère une prise de poids progressive au fil des années, aboutissant à une véritable obésité. Bref, tout le contraire du résultat escompté !

C’est le profil le plus courant des personnes qui viennent consulter pour chirurgie bariatrique. Quatre fois sur cinq, il s’agit de femmes.

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Grossesse, obésités et risque de prématurés

Par Patrick Bergevin, membre du Think Tank ObésitéS, chirurgien digestif

Un article du Nouvel Observateur rend compte d’une étude à grande échelle faite en Suède sur le système de prise en charge médical. Elle permet d’obtenir la participation effective de populations importantes et d’en tirer des études statistiques valables. Il en ressort que les femmes opérées pour obésité ont plus de risque d’avoir des bébés prématurés. Lire la Suite…

Un sentiment méprisant et répulsif

Par Patrick Bergevin, membre du Think Tank ObésitéS, chirurgien digestif

Pour faire suite à l’article de Catherine Grangeard « En quoi ça vous dérange ? » (voir l’article).

Certes, Certes… Mais il n’y a pas que ça :

On a aussi, de prime abord, un sentiment un peu méprisant et même répulsif quand on aperçoit un grand obèse : comment peut-il s’être laissé aller au point d’en arriver là ? Toute cette gêne fonctionnelle, ce corps défiguré… Ce n’est qu’en nouant la relation qu’on peut gommer ce premier mouvement de recul et découvrir la personnalité de l’obèse, qui peut être aussi attachante, bien sûr, que celle des autres.

Les médecins ont souvent un comportement agressif avec les obèses car ils savent bien toutes les conséquences médicales que cela engendre. Ils peuvent aussi avoir le sentiment qu’ils resteront impuissants face à ce problème, quel que soit le régime conseillé.
Certains décident une fois pour toutes que la grande obésité découle de troubles mentaux.
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Un problème de suivi

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité

La pluridisciplinarité, c’est l’articulation d’approches différentes, en fonction de chaque personne. Pour telle, plus de psy, pour telle autre de la diététique, etc. Le chirurgien Patrick Bergevin a raison d’associer d’autres professionnels à l’action du bistouri. Des efforts ont été réalisés pour préparer, en amont, la chirurgie de l’obésité. En revanche, il subsiste un gros problème de suivi. Du côté de certains patients qui ont eu ce qu’ils voulaient et "Tchao, bonsoir"… De l’autre, certaines équipes considèrent que le suivi n’est plus leur problème ! Alors, il y a de la casse !

Nous devons alerter sur ce qui est pourtant un gage de réussite du projet de perte de poids. La prise en charge globale ne s’arrête pas aux portes du bloc ! Et nous n’abordons ici que la pluridisciplinarité lors d’une chirurgie. Bien entendu, nous ouvrirons la question sous d’autres angles lors d’une autre contribution.

L’obésité : un symptôme visible d’une société malade

Par Patrick Bergevin, membre du Think Tank ObésitéS, chirurgien digestif

Comme toujours la société trouve à tâtons des parades plus ou moins adaptées : régimes, chirurgie etc. Or, rien ne marche vraiment si on ignore les causes. Notre équipe a dès le début cherché, pour chaque personne en obésité, à influer aussi sur les causes du mal-être sous-jacent, variable pour chacune d’elles : parcours familial, influences sociétales, maltraitance, difficultés affectives ou professionnelles, etc.

La chirurgie utilisée seule, sans ce travail en amont, rentre dans un système consumériste. Elle répond tout de suite à la demande pressante de ceux qui réclament cette solution comme la dernière chance et dont ils attendent un miracle. Mais ce n’est pas leur rendre service, la chirurgie n’est pas miraculeuse et les résultats, surtout à long terme, seront plus incertains.

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