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Publicité et obésité

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

tv-156899_640 copieLa familiarité avec les logos des restaurants Fast-Food, des sodas et autres produits alimentaires qui diffusent leurs messages à la télé aurait une influence capitale sur l’obésité ultérieure des enfants. L’influence mesurée dépasse même celle due à la sédentarité.

C’est la conclusion d’une étude de chercheurs de l’Université d’Etat du Michigan, parue dans la revue Appetite. L’âge des enfants étudiés par Anna McAlister doit retenir tout notre attention : ils avaient de 3 à 5 ans. L‘empreinte laissée par les publicités justifie certainement les énormes budgets qui y sont consacrés.

L’influence considérable sur le psychisme des téléspectateurs pourrait amener à prendre des décisions à la hauteur des faits. Si ces jeunes enfants perdent leur libre arbitre ultérieur, dans leurs choix de consommation, il se pourrait que des décisions en amont se justifient pour leur éviter cette manipulation mentale.

Prévenir les difficultés personnelles à venir, empêcher que la société ait à supporter les coûts financiers des prises en charge ultérieures, quand la santé se sera détériorée… cela pourrait amener à une action contre quelques entreprises n’ayant aucun autre objectif que des bénéfices immédiats…

Fast-food/obésités : attaquons-nous aux racines plutôt qu’aux fleurs du mal

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.

En réaction à l’article « Plus d’obésités, si on peut mal se nourrir près de chez soi ? » de Catherine Grangeard

urlQue les choix alimentaires effectués dans les fast-foods ne soient pas toujours un modèle d’équilibre nul ne peut le contester. Encore faudrait-il remarquer que l’offre et le discours des différentes enseignes n’est pas uniforme. Certains mettent en avant des plats délibérément hypercaloriques. D’autres s’efforcent de jouer sur la qualité, la quantité, la diversité, les portions, l’information. Certains ont même fait des progrès notables dans ce sens. Là où le bas blesse est encore très largement du côté de la boisson sucrée.

Que les consommateurs de fast-food négligent la dimension nutritionnelle de leur repas, cela ne peut être nié. Encore faudrait-il regarder ce qu’ils font chez eux (Am J Clin Nutr 2014, 99, 162-171) et pourquoi leur intérêt sur l’équilibre alimentaire est si faible. Pourquoi leurs choix ne se portent pas sur les offres de fruits ou de salades qui y sont parfois faites ?

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Implantation des fast-foods et prise de poids

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains

En réaction à l’article « Plus d’obésités, si on peut mal se nourrir près de chez soi ? » de Catherine Grangeard

4933735272_94a852c324_oLes conclusions de l’étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) du 13 mars 2014 me laissent pantoise. Elle traite de la densité des fast-foods et du lien avec l’élévation de l’IMC. Sur le principe, le lien entre la consommation de sandwichs et autre burgers et la prise de poids ne me surprend aucunement.

Ce qui m’interroge, donc, ce sont les conclusions, qui appellent à revoir les stratégies gouvernementales par rapport à la densité des fast-food notamment dans l’environnement de travail.

Je crois que l’on prend le problème à l’envers. Les adultes qui mangent dans les fast-foods à midi ne le font généralement pas de gaieté de cœur. C’est une conséquence de plusieurs facteurs :

  • éloignement de plus en plus fréquent du lieu de résidence par rapport au lieu de travail, rendant impossible le repas à la maison,
  • l’absence de restaurants d’entreprise,
  • l’interdiction de manger sur le lieu de travail, pour diverses raisons : odeurs, saletés…
  • une demande de productivité accrue, qui peut entraîner un raccourcissement de la pause déjeuner,
  • un budget alimentaire serré.

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Plus d’obésités, si on peut mal se nourrir près de chez soi ?

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

fastfoodPlusieurs études, depuis plusieurs années, dénoncent cette évidence : s’il y a près de chez soi des endroits où mal se nourrir, cela multiplie les occasions de le faire… La Palice ! A quand les conclusions qui s’imposent en termes de refus des municipalités pour accorder des droits d’ouverture ? Puisque l’on est en pleine campagne municipale, on peut aborder ces questions !

En son temps le Ministre de la Santé, Claude Evin avait fait s’éloigner des établissements scolaires les débits de boissons alcoolisées. Le dit « fléau de l’obésité » a contre lui le lobby des Fast Food, celui de la Malbouffe, etc. ce qui fait beaucoup de gens. Encore plus que buralistes et commerces d’alcool ?

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Fast food vs Fast good : du renouveau, mais toujours des kilos !

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

NandoutlunchwfriesLe monde de la restauration mute rapidement et s’affranchit de la tradition afin de promouvoir une nouvelle manière de consommer plus adéquate avec l’air du temps. Ainsi de « fast food », on voit émerger le « fast good ». Il ne s’agit pas de manger rapidement mais de manger du bon avec une traçabilité lisible. Cela garantit certes du goût mais pas forcément de l’allégé !

Le hamburger tend à supplanter rapidement le sandwich avec une consommation avoisinante les 1 milliard vendus par an en France dont près de 655 millions dans les grandes enseignes type Mc Do, Quick et bientôt Burger King qui a fait son retour dans l’hexagone avec une volonté de développement très rapide (350 enseignes vont ouvrir à moyen terme). Lire la Suite…

La restauration urbaine mute

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Je suis de ceux qui s’opposent au fait de manger dans la rue rapidement. Le concept de « fast-food » avec une nourriture prémâchée qui s’avale plus qu’elle ne se mange, perturbe nos signaux de satiété. Cette position ne veut pas dire qu’en dehors de repas traditionnels dans un restaurant gastronomique, point de salut !

La modification de nos villes avec des distances de plus en plus grandes pour certains entre habitat et lieu de travail, le prix trop élevé de bon nombre de restaurants, le temps incompressible mais qui malgré tout nous est compté, rendent incontournable la question de la restauration du midi.

La « street food » se développe mais si on regarde l’histoire, c’est dans la rue que la cuisine a commencé avec des échoppes, des recettes locales, des produits frais. A l’heure des réseaux sociaux, on note maintenant une grande mobilité des camions de restauration qui essaiment sur la Toile leurs petits cailloux virtuels permettant à chacun (plus particulièrement les « geeks ») de pouvoir les suivre à la trace.

Il est intéressant de s’arrêter à ces nouvelles aires de restauration qui proposent une nourriture simple mais qui se prépare sous vos yeux avec une cuisine qui n’a rien à cacher. Le mangeur moderne veut voir ce que l’on lui sert. Il devient suspicieux avec les scandales alimentaires à répétition, la standardisation alimentaire et la cuisine d’assemblage.

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