Bouger peu mais régulièrement
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
En réaction à l’article « Lien mère/enfant sur l’activité physique » de Gautier Zunquin
La biologie humaine et les comportements humains contemporains trouvent leur genèse dans l’apparition de notre ancêtre Homo Sapiens il y a environ 45 000 ans. Le seul moyen d’accéder à la pitance était de partir en quête de nourriture quotidiennement. Or, c’était le statut de chasseur cueilleur qui prévalait.
Notre mode de vie actuel est radicalement en opposition avec celui de nos ancêtres. Les progrès liés aux innovations technologiques ont diminué nettement l’activité physique quotidienne. Elle ne représente plus que 65% de celle de l’homme de l’âge de pierre. Notre activité physique est ainsi en décalage avec l’activité initialement programmée au cours de notre évolution. Et on pourrait ajouter aussi, le type d’activité physique qui tranche nettement avec celle qui aurait dû avoir lieu. Ainsi le temps passé assis est associé à un risque accru d’obésité.
L’enfant et son avenir pondéral en ligne de mire
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
En France, 18% des enfants sont en surpoids et parmi eux, 3,8% sont obèses. Ce nombre régresse légèrement en valeur absolue mais pas dans toutes les catégories sociales ou ethniques.
Définir l’obésité ou le surpoids chez l’enfant est très différent de l’approche que l’on peut avoir de cette problématique chez l’adulte. L’évolution staturo-pondérale de la population rend obsolète les références françaises des années 80 révisées en 1991. Depuis 2002 et avec les nouvelles courbes de l’IOTF (International Obesity Task Force), on différencie le surpoids de l’obésité. Avant, des jeunes se retrouvaient indûment classés en obèses alors qu’ils relevaient du simple surpoids. On parlait d’obésité degré 1 et 2. Il est heureux que ces courbes soient devenues moins anxiogènes pour les enfants et les parents. Le fameux indice de masse corporelle (IMC = poids divisé par le carré de la taille) est une notion dynamique chez l’enfant. On peut être obèse jeune avec un IMC considéré comme normal chez l’adulte (par exemple 19).









