Le poids du politique et la politique du poids
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Envisager dans sa globalité le rapport vie publique/vie privée est, dans nos sociétés démocratiques, une constante que les élections permettent de rafraîchir. Profitons-en, c’est le moment…
Les questions de poids dépassent une question individuelle. Elles traduisent l’état d’une société. Les normes actuelles sont à court terme, elles sont marchandes.
Nous ne sommes pas dans une société où l’individu serait au centre des préoccupations, la valeur dominante.
Chacun peut s’exprimer, mais… le système suit son mouvement sans s’en préoccuper. La quête inhérente à l’être humain du bonheur, de la sécurité est utilisée pour faire vendre des produits par les publicitaires. Et ça ne peut que marcher à coup sûr puisque les slogans reposent sur ce qui est au fond de chacun d’entre nous. L’idéal est son fond de commerce. La politique suit le mouvement.
Revenir à du politique et quitter l’économie et la marchandisation, est-ce envisageable ? Ce serait psycho-logique, avec un trait d’union : logique psychologiquement !









