Activités physiques, moyens financiers et structures
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
Inciter tout un chacun à faire du sport, améliorer les structures dans les quartiers défavorisés, améliorer le réseau piétonnier, mettre en place des chèques sport… sont d’excellentes idées, également évoquées dans le rapport Hercberg. Mais sans offre, c’est illusoire.
Ainsi, quelles que soient les localités, en ville comme à la campagne, les associations sportives qui ne proposent pas des prix prohibitifs sont saturées. Certaines cours de gymnastique peuvent accueillir jusqu’à 70 participants ; les piscines refusent des inscriptions dans les cours collectifs pour enfants, les cours d’aquagym… N’oublions pas que les moniteurs d’activités sportives associatives sont peu ou pas rémunérés ; il faut donc trouver des volontaires, ce qui n’est pas chose aisée.
Quant à se déplacer à pied ou à vélo lorsque l’on habite en milieu rural, notamment pour aller au travail ou à l’école, c’est chose impossible pour la majorité des concitoyens.
Et pour le développement des pistes cyclables, réseaux piétonniers… ce sont les premiers budgets supprimés lorsque les municipalités ont besoin de fonds, quelles que soient les promesses électorales de départ.









