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Quel(s) moteur(s) de l’activité physique chez l’enfant ?

Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.

Chez l’enfant, le principal moteur de l’activité physique est le plaisir, l’amusement lié au jeu. C’est à partir de la puberté que les motivations pour l’activité physique diminuent, surtout chez les enfants les plus sédentaires.

C’est donc pendant l’enfance que l’enfant doit expérimenter différentes activités. Certaines lui conviendront, d’autres non, selon le plaisir ressenti procuré. Les représentations sociales des pratiques semblent peu développées à 3 ans. Lire la Suite…

Lien mère/enfant sur l’activité physique

Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.

picture_preview_954De nombreuses études ont déjà montré que le niveau d’activité physique des parents était un facteur déterminant du niveau d’activité physique des enfants. Une nouvelle étude publiée le 24 mars par Kathryn Hesketh dans la revue Pediatrics « Activity Levels in Mothers and Their Preschool Children » a analysé les niveaux d’activité physique de 554 mères et enfants d’âge préscolaire (3 à 6 ans) en Angleterre (Southampton). Les mères participantes et leurs enfants étaient équipés d’accéléromètres (instruments qui permettent de mesurer le niveau d’activité physique).

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L’enfant et son avenir pondéral en ligne de mire

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Computadoras_y_ObesidadEn France, 18% des enfants sont en surpoids et parmi eux, 3,8% sont obèses. Ce nombre régresse légèrement en valeur absolue mais pas dans toutes les catégories sociales ou ethniques.

Définir l’obésité ou le surpoids chez l’enfant est très différent de l’approche que l’on peut avoir de cette problématique chez l’adulte. L’évolution staturo-pondérale de la population rend obsolète les références françaises des années 80 révisées en 1991. Depuis 2002 et avec les nouvelles courbes de l’IOTF (International Obesity Task Force), on différencie le surpoids de l’obésité. Avant, des jeunes se retrouvaient indûment classés en obèses alors qu’ils relevaient du simple surpoids. On parlait d’obésité degré 1 et 2. Il est heureux que ces courbes soient devenues moins anxiogènes pour les enfants et les parents. Le fameux indice de masse corporelle (IMC = poids divisé par le carré de la taille) est une notion dynamique chez l’enfant. On peut être obèse jeune avec un IMC considéré comme normal chez l’adulte (par exemple 19).

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Habitudes de vie, berceau des obésités ?

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.

Une étude québécoise montrait que l’association d’un déficit de sommeil, de signes de restriction cognitive, d’apports calciques insuffisants entraînait un risque d’obésité 2 fois plus important que le fait de manger très gras ou de ne pas du tout faire d’effort physique intense. Bref, il faut peut-être aussi chercher ailleurs que dans l’assiette seulement, les raisons de l’épidémie d’obésité. Pourquoi pas dans le temps passé devant les écrans ? Or, celui-ci n’est pas non plus indépendant du déficit de sommeil. Il témoigne chez l’enfant d’un moins bon contrôle parental, de styles de vie ou de rythmes de vie moins satisfaisants (moins d’activité physique, pas de petit-déjeuner lors d’un lever tardif). Mais est-ce la télé, le manque de sommeil ou autre chose encore ? Par exemple, la perte de « l’autorité parentale » par manque de confiance des parents en leur capacité éducative, le manque du « non », l’effacement du père, ayant fait émerger l’enfant-roi, dans lequel tous les marchands s’engouffrent.

D’autres diront que ce sont les publicités alimentaires à la télé qui font manger. Je ne le crois pas : leur effet ne s’exerce que dans un terrain propice. Regardons toujours le terrain !

Écrans plats, ventres ronds

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Dis-moi si tu manges devant la TV, je te dirai si tu vas grossir ! Une enquête hallucinante de TNS Sofres de 2013 (commandée par le Syndicat français des aliments de l’enfance) nous apprend que 29% des enfants de moins de 3 ans mangent devant un écran. Les parents en situation de grande précarité ont été écartés de l’étude. Cela touche même les bébés de 15 jours à 3 mois : 15% d’entre eux sont nourris devant un dérivatif comme un écran TV ou tablette ou ordinateur. Notre société zapping où les images supplantent la discussion, où le temps accordé à la parole se restreint au profit d’activités passives, crée une génération d’écrans plats et de ventres ronds.

On assiste à des consultations où les parents inquiets amènent leurs enfants un peu ronds ou franchement trop ronds afin que le nutritionniste ou la diététicienne prescrive « le régime », véritable panacée universelle, seul susceptible de guérir leur progéniture.

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À la carte

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

Il y a les années « menu ». On se retrouvait avec plaisir après la journée. Chacun y allait de ses histoires… C’était sympa, animé, vivant. En général, je préparais les repas. Et puis avec les activités des uns et des autres, on était de moins en moins souvent au complet. Alors, faire réchauffer, ça compliquait un peu tout. Les enfants ont encore grandi. Ils prévenaient ou pas, ils rentraient ou pas… Mon mari aussi d’ailleurs ! De plus en plus de réunions, de difficultés au travail, de moins en moins là… Les repas ensemble sont devenus des exceptions. Il a fallu s’adapter. Et ça a été dans le pire !

Je n’ai pas réussi à maintenir des repas équilibrés, les garçons râlaient quand ça leur tenait pas au corps… j’ai lâché parce que cuisiner des bons petits plats ça prend du temps et les voir se faire des pâtes, c’est un peu dur.

Quand les enfants sont petits, c’est plus facile. Après, pour les tenir, je sais pas comment font les autres mais moi, je n’ai pas réussi.

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Enfants rois et mères toutes puissantes

Par Patrick Bergevin, membre du Think Tank ObésitéS, chirurgien digestif

Certains, comme le pédiatre Aldo Naouri, s’interrogent sur l’évolution du comportement des parents dans l’alimentation des nourrissons.

On observe de plus en plus une réponse rapide aux pleurs du nouveau-né par l’administration d’un biberon dès les premiers cris. Cette réaction immédiate empêcherait l’apprentissage de la patience et l’acceptation nécessaire des frustrations.

Plus tard, cet enfant impatient serait moins à même de supporter les contraintes de la vie en société. L’évolution des mœurs, avec notamment l’autonomisation salutaire des mères par la contraception et l’accession généralisée au monde du travail, a rendu le statut paternel beaucoup plus flou et plus incertain qu’à l’époque du pater familias.

Le personnage du père a tendance à s’effacer dans l’équilibre du couple parental. La mère devient alors prépondérante dans l’éducation des enfants, voire exclusive dans certaines familles monoparentales. Or, le rôle du père devrait rester fondamental, puisque c’est lui qui s’interpose comme tiers dans la relation fusionnelle mère-enfant.

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