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Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction à l’article « Des couleurs pour bien se nourrir » de Jean-Michel Lecerf
Le rapport Hercberg propose plusieurs pistes de travail pour améliorer la prévention nutritionnelle pour la population générale. Je suis en parfait accord avec celles sur l’eau, la qualité des produits proposés dans les distributeurs ou encore la publicité. Mais d’autres me laissent dubitatives.
A l’instar de Jean-Michel Lecerf, je ne suis pas d’accord avec la mise en place de l’échelle de couleurs pour informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments. Certes, ce système peut inciter les industriels à améliorer la qualité de leurs produits afin de ne plus être classés dans le rouge ou le rose. Toutefois, pour le mangeur, c’est culpabilisant.
L’achat d’aliments étiquetés orange, rose ou rouge ne pourra que s’accompagner de l’arrière-pensée suivante : « je mange cet aliment mais je ne devrais pas. C’est mauvais pour moi ». Qu’on le veuille ou non, la couleur rouge est associée à l’interdit, l’orange au danger et la verte à l’autorisé.
En tant que professionnelles de la nutrition, mon équipe et moi nous battons au quotidien contre les ravages de la restriction cognitive. Et cette idée de signalétique ne peut que la favoriser.
Quant aux produits fabriqués de manière artisanale, ils sont exclus du dispositif. À ma connaissance, ils ne sont pourtant pas nécessairement de meilleure qualité nutritionnelle.
Mauvaises graisses, mauvaise santé : vers une interdiction des acides gras trans aux Etats-Unis.
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Les Américains prennent le taureau par les cornes et s’attaquent aux acides gras trans. Ces acides gras insaturés, qui subissent un procédé industriel d’hydrogénation afin de les rendre plus solides, et donc plus texturés, augmentent considérablement les maladies cardio-vasculaires, même à faible dose.
Margaret Hamburg, directrice de la Food and Drug Administration(FDA), estime que 20 000 infarctus et 7000 décès seraient évités annuellement grâce à l’interdiction de cette transformation. La FDA a proposé le jeudi 7 novembre dernier, le retrait des acides gras trans de la liste des substances « généralement reconnues comme sûres ».
Nous assistons là à une révolution chez l’Oncle Sam. Les acides gras trans sont largement utilisés dans l’alimentation américaine, dans la composition des glaces, des pizzas surgelées, des margarines ou des plats industriel. Désormais, les entreprises agro-alimentaires utilisant ces substances devront apportés la preuve que ces produits sont bons pour la santé ! Cela va être compliqué de trouver une compilation scientifique allant dans ce sens. On ne connaît même pas de dose minimale inoffensive. Lire la Suite…









