Votre panier s’il vous plaît
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction à l’article « Des couleurs pour bien se nourrir » de Jean-Michel Lecerf
Le rapport Hercberg propose plusieurs pistes de travail pour améliorer la prévention nutritionnelle pour la population générale. Je suis en parfait accord avec celles sur l’eau, la qualité des produits proposés dans les distributeurs ou encore la publicité. Mais d’autres me laissent dubitatives.
A l’instar de Jean-Michel Lecerf, je ne suis pas d’accord avec la mise en place de l’échelle de couleurs pour informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments. Certes, ce système peut inciter les industriels à améliorer la qualité de leurs produits afin de ne plus être classés dans le rouge ou le rose. Toutefois, pour le mangeur, c’est culpabilisant.
L’achat d’aliments étiquetés orange, rose ou rouge ne pourra que s’accompagner de l’arrière-pensée suivante : « je mange cet aliment mais je ne devrais pas. C’est mauvais pour moi ». Qu’on le veuille ou non, la couleur rouge est associée à l’interdit, l’orange au danger et la verte à l’autorisé.
En tant que professionnelles de la nutrition, mon équipe et moi nous battons au quotidien contre les ravages de la restriction cognitive. Et cette idée de signalétique ne peut que la favoriser.
Quant aux produits fabriqués de manière artisanale, ils sont exclus du dispositif. À ma connaissance, ils ne sont pourtant pas nécessairement de meilleure qualité nutritionnelle.
Contre l’obésité. Avec les personnes.
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
En réaction à l’article « Des couleurs pour bien se nourrir » de Jean-Michel Lecerf
Mon article précédent « Prévention, arme majeure contre l’obésité » (7 février), reprenait certaines propositions du rapport Hercberg. Lutter CONTRE un phénomène, l’obésité, et se positionner AVEC les personnes en difficulté est l’esprit général qui s’en dégage. Certaines propositions sont particulièrement intéressantes. Elles visent la population et pas seulement les personnes en obésité. Agir en amont sans se focaliser sur le symptôme, en quelque sorte.
Il s’agit de promouvoir une meilleure alimentation pour tous, de souligner les dangers de modèles de beauté déconnectés de la réalité, de limiter les publicités qui ont des effets désastreux pour tous, la vente en grande quantité de certains produits sans grand intérêt nutritionnel.
Si certains oublis ou certains accents sont à regretter, la prévention qui colore le rapport, le fait d’intervenir globalement et en amont va dans le bon sens. Comme les aspects psychiques sont les plus complexes, ils sont les grands absents. Trop souvent ramenés au comportemental, ils sont alors dissous sans que leur réelle portée soit prise en compte. A suivre…
Prévention, arme majeure contre l’obésité
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Le rapport d’étape de lutte contre l’obésité présenté par le professeur Hercberg à la ministre de la Santé (rendu public le mardi 28 janvier 2014) fait de la prévention l’arme majeure.
La mobilisation de tous les intervenants dans le domaine de la promotion d’une meilleure santé y est mise en avant. En effet, l’obésité est multifactorielle et il vaut mieux prévenir que guérir. Ou les obésités, comme nous le disons dans ce Think Tank… Remonter bien en amont est nécessaire. Lire la Suite…









