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Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction à l’article « Des couleurs pour bien se nourrir » de Jean-Michel Lecerf
Le rapport Hercberg propose plusieurs pistes de travail pour améliorer la prévention nutritionnelle pour la population générale. Je suis en parfait accord avec celles sur l’eau, la qualité des produits proposés dans les distributeurs ou encore la publicité. Mais d’autres me laissent dubitatives.
A l’instar de Jean-Michel Lecerf, je ne suis pas d’accord avec la mise en place de l’échelle de couleurs pour informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments. Certes, ce système peut inciter les industriels à améliorer la qualité de leurs produits afin de ne plus être classés dans le rouge ou le rose. Toutefois, pour le mangeur, c’est culpabilisant.
L’achat d’aliments étiquetés orange, rose ou rouge ne pourra que s’accompagner de l’arrière-pensée suivante : « je mange cet aliment mais je ne devrais pas. C’est mauvais pour moi ». Qu’on le veuille ou non, la couleur rouge est associée à l’interdit, l’orange au danger et la verte à l’autorisé.
En tant que professionnelles de la nutrition, mon équipe et moi nous battons au quotidien contre les ravages de la restriction cognitive. Et cette idée de signalétique ne peut que la favoriser.
Quant aux produits fabriqués de manière artisanale, ils sont exclus du dispositif. À ma connaissance, ils ne sont pourtant pas nécessairement de meilleure qualité nutritionnelle.
Activités physiques, moyens financiers et structures
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction à l’article « Le vide abyssal du discours santé dans la période électorale » d’Arnaud Cocaul
Inciter tout un chacun à faire du sport, améliorer les structures dans les quartiers défavorisés, améliorer le réseau piétonnier, mettre en place des chèques sport… sont d’excellentes idées, également évoquées dans le rapport Hercberg. Mais sans offre, c’est illusoire.
Ainsi, quelles que soient les localités, en ville comme à la campagne, les associations sportives qui ne proposent pas des prix prohibitifs sont saturées. Certaines cours de gymnastique peuvent accueillir jusqu’à 70 participants ; les piscines refusent des inscriptions dans les cours collectifs pour enfants, les cours d’aquagym… N’oublions pas que les moniteurs d’activités sportives associatives sont peu ou pas rémunérés ; il faut donc trouver des volontaires, ce qui n’est pas chose aisée.
Quant à se déplacer à pied ou à vélo lorsque l’on habite en milieu rural, notamment pour aller au travail ou à l’école, c’est chose impossible pour la majorité des concitoyens.
Et pour le développement des pistes cyclables, réseaux piétonniers… ce sont les premiers budgets supprimés lorsque les municipalités ont besoin de fonds, quelles que soient les promesses électorales de départ.
Prévention, arme majeure contre l’obésité
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Le rapport d’étape de lutte contre l’obésité présenté par le professeur Hercberg à la ministre de la Santé (rendu public le mardi 28 janvier 2014) fait de la prévention l’arme majeure.
La mobilisation de tous les intervenants dans le domaine de la promotion d’une meilleure santé y est mise en avant. En effet, l’obésité est multifactorielle et il vaut mieux prévenir que guérir. Ou les obésités, comme nous le disons dans ce Think Tank… Remonter bien en amont est nécessaire. Lire la Suite…









