Le terrorisme des régimes cède le podium aux sports
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
En réaction à l’article « Obésité : l’épouvantail made in US » de Sylvie Benkemoun
Ce qui est imposé à la population en excès de poids est révélateur des identifications fortement prônées. Sous couvert de santé, donc indiscutables, les normes disqualifient par le même mouvement les individus qui ne rentrent pas dans les clous. La société fabrique ainsi des boucs émissaires qui créent facilement un sentiment d’appartenance à un quelque chose qui a bien du mal à se définir par ailleurs. Les personnes qui se retrouvent ainsi montrées d’un doigt accusateur ont bien du mal à relever la tête. Principe assez simple, économique.
Que se passe-t-il ? Les personnes en obésité ne font pas de sport ? Non, sans blague ! Parce que l’on souffre à se mouvoir, on ne va ni courir, ni grimper, ni sauter, Monsieur… Parce que l’on se retourne sur vous dans la rue, vous n’allez pas à la piscine vous montrer en maillot ? Pourtant l’eau porte, Madame !
Incroyable, n’est-ce pas ? Vous ne savez pas encore que l’activité physique vous aidera à maigrir ? Qu’en plus, vous serez mieux dans votre tête ?
Le cerveau est-il devenu tout mou ?
A moins que… rien ne soit simple contrairement aux messages simplistes et réducteurs.










Rètroliens / Pings