Plus il y en a, moins ça va
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Les personnes âgées, celles en surpoids… Le rejet accompagne l’augmentation de leur nombre. Quand les populations meurent jeunes, les vieux sont vénérés. Quand la famine règne, les personnes en embonpoint sont enviées. Et quand les courbes s’inversent, les motifs de respect aussi.
Ce qui est rare a de la valeur. Chères et choyées en leur temps, dès lors que leur nombre augmente, leur valeur chute, bientôt l’exclusion les guette. Les caractéristiques octroyées sont alors complètement modifiées. Pourtant, les gens n’ont pas changé, eux…
En prenant du recul, en considérant les époques, les lieux, en introduisant de la relativité, nous pensons autrement. La variation des majorités nous révèle la construction des normes. Nous introjectons un idéal dépendant de la culture dominante.
Lutter contre les conséquences pathologiques de ce besoin de conformité est indispensable. L’ère de la communication implique de s’adresser aux acteurs de ce pouvoir. D’où ces articles sur le blog de ce Think Tank pour qu’ils soient relayés par les communiquants à ceux qui sont empêtrés dans leurs kilos en trop. Car les kilos, (pas les communiquants ☺), souvent « plus il y en a ; moins ça va » !









