Réaction au commentaire d’Alexandre Glouchkoff sur les codes couleur alimentaires

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.

En réaction au commentaire d’Alexandre Glouchkoff posté sur l’article "Des couleurs pour bien se nourrir" de Jean-Michel Lecerf

Colored_pencils_chevreRéfuter l’utilité d’un code couleur pour l’alimentation ne signifie pas accepter de laisser la « malbouffe » s’installer. Simplement, je pars du principe que la connaissance, et peu importe le domaine, ne s’impose pas mais se partage. Elle est censée rendre les gens autonomes, pas leur dicter leur conduite.

Des exemples d’actions possibles ?
- Les programmes scolaires incluent une introduction à l’équilibre alimentaire dès le CP et cela se poursuit tout au long de la scolarité. Ayant travaillé pendant quelques années en restauration collective, en milieu scolaire, j’intervenais fréquemment sur cette partie du programme avec les institutrices en primaire et les professeurs de SVT au collège. La multiplication de ce type d’interventions ne peut qu’être profitable aux jeunes générations, qui passent ensuite le message à leurs parents.
- Les cours de cuisine en classe : on apprend aux petits à faire des tartes aux pommes, truffes et autres gâteaux : on pourrait aussi leur apprendre à cuisiner les fruits et légumes.
- Les PNNS successifs passent des messages destinés au grand public par l’intermédiaire des médias : pourquoi ne pas y inclure l’importance de cuisiner, des conseils simples pour le faire de façon simple et rapide et sans se ruiner ?
- Dans les cabinets de consultations diététiques, il est également important de faire un point sur les produits transformés et les différents critères qu’il faut vérifier sur l’étiquetage pour avoir accès à des mets équilibrés.
- Certains GRETA proposent en formation continue des cours de cuisine de base, peu onéreuse mais légère ; cela pourrait être développé.

Ce ne sont que quelques pistes et bien d’autres pourraient être explorées, en privilégiant l’autonomisation plutôt que la répression et la culpabilisation.

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2 réponses à “Réaction au commentaire d’Alexandre Glouchkoff sur les codes couleur alimentaires”

  1. G. Losserand / étudiant en psychologie à Paris 7 dit :

    Vous qui avez travaillé en milieu scolaire, n’avez vous pas assisté à des effets de stigmatisations des élèves en surpoids suite aux interventions relatives à la diététiques ?

  2. Glouchkoff dit :

    En quoi un code couleur cohérent et informatif bien plus simple que le charabia illisible et disparate de l’étiquetage alimentaire actuel pourrait nuire à l’autonomie de choix du consommateur et exacerber sa culpabilisation ? Et en quoi cela ne pourrait-il pas être complémentaire des solutions individuelles délivrées au compte gouttes que vous évoquez dans le but d’améliorer le désastre colossal de la médicalisation de l’alimentation depuis près d’1/2 siècle ?

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