La Chine est-elle devenue féministe ?

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

fleurMême révolution pour l’Egypte, l’Arabie Saoudite… ?
La progression notable de l’obésité serait liée au féminisme, un effet pervers de l’effort des femmes pour aller vers une vie moins difficile.

Si on était le 1er avril et non début janvier, (par ailleurs, meilleurs vœux pour faire de cette nouvelle année une année intéressante), et que l’on pouvait faire des blagues, on dirait :

    • Le crime de nourrissons-filles est aboli en raison de la domination féministe.
    • L’excision n’est plus massivement réalisée sur les fillettes.
    • La Journée Internationale des femmes, le 8 mars, n’est plus de mise puisque tous les autres jours ne sont plus ceux des hommes.
    • Exit la Journée de la jupe, le 25 novembre, jour également dédié à la lutte contre les violences dont sont victimes les femmes. Cette journée est inutile puisqu’elles ne meurent plus sous les coups de leur compagnon (à ce jour, en France, tous les 3 jours, une femme est assassinée par son conjoint). La journée de la jupe ? Rappel : c’était pour que les filles puissent porter une jupe sans se faire agresser, une journée symbolique pour qu’elles quittent le pantalon protecteur. « La journée de la jupe » est aussi un film.

Quittons la fiction.

On est sur Terre, au début des années 2000 !
Les rapports analysant la progression de l’obésité dans les pays dits émergents évoquent des raisons liées à l’économie, à la modification des habitudes alimentaires, à la diminution des activités physiques liées aux modes de production. La sociologie et l’économie dominent un peu plus que le féminisme, on peut le regretter.

On ne peut pas parler de sexualité sans contextualiser. La sexualité est aussi un fait social, collectivement élaboré. Dans un autre article, nous pourrons effectivement développer comment la dictature de l’image du corps n’est pas seulement une construction individuelle.

Le rapport au social, à l’idéal du moment, a lui aussi des effets. Ce n’est pas parce que la personne est psychiquement construite en raison d’une histoire singulière, qu’elle n’est pas aussi marquée par un milieu social qui la dépasse. La sexualité a bien sûr des conséquences sur la façon dont on prend ou non trop de poids. Ceci est largement exprimé par les personnes et repris dans les thérapies. On peut y revenir quand vous voulez…

PS : Le Tink Tank montre ici qu’il est indispensable sur la scène des débats entre spécialistes des obésités. Non pas que nulle part ailleurs ces sujets ne soient abordés. Mais en général c’est entre gens ayant les mêmes opinions… Confronter des approches opposées permet de faire avancer les lignes. Pour les non-spécialistes, surtout, c’est profitable puisque s’y lisent les soubassements des raisonnements.

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