Penser à l’amour et le rêver un peu
Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue clinicienne.
En cette veille de Saint Valentin, les fleuristes, chocolatiers et bijoutiers rivalisent de cadeaux à offrir pour fêter l’amour, celui qui a bercé notre enfance dans les contes de princesse endormie et de vaillant prince délivrant la prisonnière. Comment imaginer nos héros pléthoriques ?
Il y a bien la gentille marraine transformant une citrouille en carrosse, l’ogre mangeant ses enfants ou Obélix éternellement affamé. Comment ne pas garder en mémoire ces personnages peu représentatifs de l’amour, laissant dans nos inconscients des images tenaces ?
Il y a pourtant, plus récemment Shrek et sa princesse, maigre consolation, dans un paysage où il ne fait pas bon être non conforme pour se sentir désirable et désiré(e). Est-ce pour cela que nous voyons fleurir ces concours régionaux de miss plantureuses revendiquant haut et fort la même course à la beauté que les plus minces, un passeport pour la reconnaissance et la légitimité ?
Et si cela pouvait être la journée de la diversité, laissant les IMC au placard, une trêve dans la course à la minceur pour penser à l’amour et le rêver un peu…








