Objet – femme
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
J’ai lu la même info qu’Arnaud Cocaul, mais c’est bizarre, ça ne m’a pas du tout fait le même effet !
J’ai également cherché sur Wikipédia : Mireille Guiliano est l’une des rares femmes à avoir atteint un poste de responsabilité dans l’industrie du luxe. Elle réussit de beaux coups marketing avec ses bouquins-stars.
Les ressorts sont usés jusqu’à la corde, ils font bien vendre apparemment : Femme - objet de désir. Pour résumer : la femme est censée avoir envie d’y correspondre. L’image est stéréotypée, c’est un archétype.
C’est sexiste à fond et ça ne fait pas rêver tout le monde… Certaines cauchemardent complètement avec ce type de normes. Paraître, plaire, ce n’est pas forcément le seul but à se donner dans une vie, non ?
Ces futilités données comme objectif essentiel à atteindre dans l’existence aux personnes de sexe féminin ne suffisent pas à les combler.
J’en connais plein qui consultent pour ces raisons !
Se construire en tant que sujet suppose alors une certaine résilience. La scission objet-sujet exige de sérieux efforts pour passer à une logique de réappropriation d’une identité qui ne dépende pas d’une définition venant de l’extérieur. Un vrai courage pour un long cheminement, l’audace d’une vie entière…







