Réaction au commentaire d’Alexandre Glouchkoff sur les codes couleur alimentaires
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction au commentaire d’Alexandre Glouchkoff posté sur l’article "Des couleurs pour bien se nourrir" de Jean-Michel Lecerf
Réfuter l’utilité d’un code couleur pour l’alimentation ne signifie pas accepter de laisser la « malbouffe » s’installer. Simplement, je pars du principe que la connaissance, et peu importe le domaine, ne s’impose pas mais se partage. Elle est censée rendre les gens autonomes, pas leur dicter leur conduite.
Des exemples d’actions possibles ?
- Les programmes scolaires incluent une introduction à l’équilibre alimentaire dès le CP et cela se poursuit tout au long de la scolarité. Ayant travaillé pendant quelques années en restauration collective, en milieu scolaire, j’intervenais fréquemment sur cette partie du programme avec les institutrices en primaire et les professeurs de SVT au collège. La multiplication de ce type d’interventions ne peut qu’être profitable aux jeunes générations, qui passent ensuite le message à leurs parents. Lire la Suite…
Implantation des fast-foods et prise de poids
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains
En réaction à l’article « Plus d’obésités, si on peut mal se nourrir près de chez soi ? » de Catherine Grangeard
Les conclusions de l’étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) du 13 mars 2014 me laissent pantoise. Elle traite de la densité des fast-foods et du lien avec l’élévation de l’IMC. Sur le principe, le lien entre la consommation de sandwichs et autre burgers et la prise de poids ne me surprend aucunement.
Ce qui m’interroge, donc, ce sont les conclusions, qui appellent à revoir les stratégies gouvernementales par rapport à la densité des fast-food notamment dans l’environnement de travail.
Je crois que l’on prend le problème à l’envers. Les adultes qui mangent dans les fast-foods à midi ne le font généralement pas de gaieté de cœur. C’est une conséquence de plusieurs facteurs :
- éloignement de plus en plus fréquent du lieu de résidence par rapport au lieu de travail, rendant impossible le repas à la maison,
- l’absence de restaurants d’entreprise,
- l’interdiction de manger sur le lieu de travail, pour diverses raisons : odeurs, saletés…
- une demande de productivité accrue, qui peut entraîner un raccourcissement de la pause déjeuner,
- un budget alimentaire serré.
Mince mais malheureuse, opulente et heureuse !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
L’Institut National des Études Démographiques vient de sortir un travail très intéressant du sociologue Thibaut de Saint-Pol et de la statisticienne Delphine Robineau (Population et sociétés n° 504, Oct
2013) rapport de l’INED en ligne.
Le Programme international d’enquêtes sociales (International Social Survey Program _ISSP) réalise une enquête internationale sur le corps et l’image corporelle perçue dans 13 pays de tous les continents et concernant près de 20 000 sujets. Cette étude est destinée à être répliquée dans 10 ans.
Deux jeux (pour chaque sexe) de quatre silhouettes de taille fixe mais de corpulence variable ont été montrés aux enquêtés. Il fallait qu’ils choisissent leur modèle de prédilection et ce, de façon entièrement subjective.
Ce n’est pas une surprise : la perception de l’image corporelle varie d’un pays à l’autre et d’un continent à l’autre. Le pays où la pression exercée sur le poids paraît la plus forte est la Corée du Sud où il ne fait pas bon être rond (le chanteur coréen Psy a pourtant des rondeurs et cela ne l’a pas empêché de devenir récemment une star internationale). En Corée l’idéal minceur rejoint la corpulence réelle qui est bâtie sur la minceur.









