Un peu de douceur dans ce monde de brutes
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Pourquoi donc les humains ne cessent de se faire du mal en tentant de se faire du bien ?
Les uns mangent ce qui n’est pas conseillé par la Faculté, les autres fument en sachant que cela tue et sans oublier ceux qui boivent de l’alcool plus que modérément… Allez, il doit bien y avoir des raisons, non ?
C’est en cherchant pourquoi on fait tous un petit quelque chose qui n’est pas dans les clous que l’on peut saisir ce qui résiste aux bons conseils.
Pas trop de sucre, ça va de soi ! Les dentistes, que tout le monde craint pourtant, insistent sur les caries. Les nutritionnistes sur les calories vides, sur l’intérêt du sucre lent et non du sucre rapide… Les magazines se regorgent de rappeler tout cela en boucle… Non vraiment, ce n’est pas faute de savoir. Mais… nul n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Lire la Suite…
Haro sur le sucre !
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank Obésités, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains
Après les matières grasses, le pain, la charcuterie, les produits laitiers, le gluten, le sucre est présenté comme un poison violent… De quoi entretenir la défiance vis-à-vis de l’alimentation.
Les sucreries ne sont certes pas indispensables au fonctionnement de l’organisme. Globalement, les Français ont tendance à en consommer trop, au détriment des féculents (pâtes, riz, semoule, légumes secs…). Bien sûr, leur consommation à outrance ne peut qu’être néfaste, comme tout excès. Mais est-il utile pour autant de faire peur ?
Le sucre est un élément incontournable de la convivialité. Pour ne citer que cet exemple, on partage un gâteau d’anniversaire, pas un plat de brocolis ! Le chocolat, gras et sucré, intervient pour beaucoup de personnes dans la gestion du stress, des émotions négatives, en permettant la sécrétion des neuromédiateurs du bien-être (sérotonine, endorphines). Quant à rendre le sucre responsable de l’obésité, c’est oublier bien vite qu’il s’agit d’une maladie multifactorielle. Au niveau nutritionnel, c’est l’excès calorique global qui entraîne une prise de poids, pas spécifiquement les calories du sucre. De même, l’apparition du diabète de type 2 est davantage lié à la prise de poids qu’à la consommation de sucre.







