Plaire ou se plaire ?
Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.
Vaste domaine… et il n’y a pas que les gros qui rencontrent des difficultés ! D’ailleurs, depuis Internet et l’explosion des sites de rencontres, beaucoup de corpulents trouvent chaussure à leur pied…
Pourtant, la stigmatisation discrédite celui qui est affublé d’une surcharge. C’est sans doute là que réside la demande d’une majorité de jeunes femmes. Etre comme tout le monde disent-elles, rentrer dans un pantalon, dans un 38, et surtout plaire et plus encore, se plaire. Mais à qui doit-on plaire ? Aux hommes ? A soi-même ? Aux femmes ?
De fait, en dehors des extrêmes (et encore !), les hommes apprécient les rondeurs des femmes. Ce sont les femmes entre elles qui se comparent, rivalisent, s’évaluent. Comme s’il s’agissait finalement de combler les exigences d’une mère insatisfaite, une mère intériorisée, une mère qui, dans les années soixante et soixante-dix, a connu l’exigence de minceur, le féminisme, le combat pour la parité et qui porte encore le pantalon !







