Archive | Sucre et aspartame, nouvelles bêtes noires ! RSS for this section

Je mange donc je suis, je bois et je ne suis plus

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

softdrinkLe magazine Que choisir paru cet été (n°538 de juillet-août 2015) alerte fort justement sur l’américanisation à outrance de notre alimentation française en pointant les boissons sucrées.

De 1960 à 2000, la consommation des boissons sucrées a été multipliée par 6 selon l’INSEE. Le vocable boissons sucrées couvre aussi bien les sodas, les sirops, les jus de fruits, les boissons plates aux fruits, les smoothies, les nectars, les eaux aromatisées et les colas.

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La mafia de la grande bouffe…

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité

La revue de presse hebdo nous propulse plus dans les rubriques « mafias-blues » que dans celles du Care ! « Les industriels américains du sucre en accusation. Des documents dévoilent les méthodes utilisées pour entraver le programme national de santé dentaire » (Le Monde, 12 mars 2015, p8).

On résume ? Dès les années 1950, les effets délétères du sucre sur la santé buccale sont connus mais, pour éviter toute réduction de la consommation, des efforts sont largement déployés par les industriels. Mêmes méthodes que dans l’industrie du tabac : financer des experts pour intervenir dans le débat, aux plus hauts niveaux… Objectif ? Orienter les politiques de santé dans des directions intéressantes pour les financeurs.

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Le sucre, mon ennemi pour la vie ?

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

SugarcubesLe débat revient régulièrement dans les médias : faut-il taxer le sucre ? Ainsi, le ministère de la Santé britannique envisage une taxe de 20% sur les boissons gazeuses sucrées afin d’agir positivement sur la santé des consommateurs.

Dans l’argumentaire des pro-taxes, l’abaissement prévisible de l’espérance de vie de la prochaine génération, forte consommatrice de ce type de boissons caloriques, est mis en avant. Mais les chiffres de l’UK Office for National Statistics (l’équivalent britannique de l’INSEE) stipule que l’espérance de vie à la naissance augmente chaque jour de 4h pour les femmes et de 6 pour les hommes. 1/3 des bébés britanniques nés en 2013 dépasseront le siècle. Le sucre devient aussi pire que le tabac et semble même déclencher plus de passions.

Il faut certainement freiner l’apport de sucres ajoutés dans les produits transformés mais ne pas maudire le sucre. Est-ce en taxant que l’on ira vers des comportements plus vertueux ? Le Danemark, qui avait introduit une taxe sur les aliments gras, y a renoncé car il y avait des contournements faciles et une absence de résultats probants sur la santé publique.

Au lieu de taxer, il faudrait agir via des sollicitations positives. Par exemple, donner des bons de réduction aux caisses sur les fruits et les légumes. Chacun serait content et les familles les plus modestes (les plus touchées par les obésités) pourraient assimiler ce message comme réellement éducatif.

Aspartame - sucre : la schizophrénie

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank Obésités, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.

Haro sur la sucre jugé coupable de tous les maux, voire de la décadence pour ne pas dire dégénérescence de notre société ! Voici le discours asséné depuis 40 ans et repris en boucle par certains. Niant le fait que la consommation de sucre est stable depuis 40 ans en France, que seuls les excès sont problématiques, que la consommation de saccharose doit être considérée dans la balance énergétique globale et donc en fonction des apports totaux et des dépenses…

Certes, la consommation excessive pose problème. Celle de boissons sucrées en pose d’autres. Il est donc nécessaire d’aider ceux qui le souhaitent à en consommer moins. Alors, comment remplace-t-on le sucre ? Du vin, de la bière, de l’eau… le choix semble cornélien ! Certes, les nutritionnistes bien pensants optent pour l’eau. Qu’en pensent nos obèses et que font-ils pour améliorer leur alimentation ? Une étude a montré que la substitution des boissons sucrées par les boissons édulcorées était plus efficace que la consommation d’eau, en terme de bilan pondéral… Peut-être parce que cela les aide sur le plan du goût et du plaisir. Plusieurs autres études ont montré que les personnes, en surpoids ou non, qui choisissaient des aliments allégés ou des boissons light aux édulcorants, avaient par ailleurs de meilleurs choix alimentaires… Alors non seulement les obèses sont déjà en difficulté, mais en plus, ils ne devraient boire que de l’eau pure !

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Nouvel avis de l’EFSA concernant l’innocuité de l’aspartame

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank Obésités, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains

A quoi bon ? Voilà la première réflexion qui me vient à l’esprit à la lecture du compte-rendu de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) concernant l’innocuité de l’aspartame. A quoi bon un nouvel avis ? Est-ce que cela éteindra la polémique entourant cet édulcorant de synthèse ? Je ne crois pas.

Tous ceux, dont je fais partie, qui pensaient déjà, compte tenu des différentes études et avis rendus par les autorités sanitaires, que cet ingrédient n’est pas dangereux pour notre santé du moment que l’on respecte les doses journalières admissibles, seront confortés. Mais tous ceux qui doutent de l’intégrité de nos scientifiques, qui pensent que les industriels veulent absolument nous empoisonner seront-ils convaincus ? Je ne le pense pas.

Par ailleurs, las d’être constamment la cible des lanceurs d’alerte, de nombreux industriels agro-alimentaires se sont déjà détournés de l’aspartame et emploient aujourd’hui le rébaudioside A, extrait de la stévia ou le sucralose.

Les adeptes de la stévia diront que c’est naturel, contrairement à l’aspartame. Ce à quoi je répondrai que la ciguë, le cyanure, l’amanite phalloïde… sont aussi naturels. Cet argument du « naturel », largement employé par les détracteurs de l’aspartame, n’est pas rationnel mais dans l’inconscient collectif, c’est pourtant ainsi. Ce qui est naturel nous apparaît moins nocif que ce que la chimie a transformé.

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Haro sur le sucre !

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank Obésités, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains

Après les matières grasses, le pain, la charcuterie, les produits laitiers, le gluten, le sucre est présenté comme un poison violent… De quoi entretenir la défiance vis-à-vis de l’alimentation.

Les sucreries ne sont certes pas indispensables au fonctionnement de l’organisme. Globalement, les Français ont tendance à en consommer trop, au détriment des féculents (pâtes, riz, semoule, légumes secs…). Bien sûr, leur consommation à outrance ne peut qu’être néfaste, comme tout excès. Mais est-il utile pour autant de faire peur ?

Le sucre est un élément incontournable de la convivialité. Pour ne citer que cet exemple, on partage un gâteau d’anniversaire, pas un plat de brocolis ! Le chocolat, gras et sucré, intervient pour beaucoup de personnes dans la gestion du stress, des émotions négatives, en permettant la sécrétion des neuromédiateurs du bien-être (sérotonine, endorphines). Quant à rendre le sucre responsable de l’obésité, c’est oublier bien vite qu’il s’agit d’une maladie multifactorielle. Au niveau nutritionnel, c’est l’excès calorique global qui entraîne une prise de poids, pas spécifiquement les calories du sucre. De même, l’apparition du diabète de type 2 est davantage lié à la prise de poids qu’à la consommation de sucre.

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