L’équilibre de l’alimentation a vocation à protéger la santé
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réponse à l’article « les paradoxes de l’obésité » de Bernard Waysfeld
Les résultats de l’étude citée par Bernard Waysfeld sont effectivement intéressants.
L’une des explications de ces résultats ne serait-elle pas l’attention particulière accordée par les personnes obèses à la qualité de leur alimentation ? Il y a en effet souvent confusion entre équilibre alimentaire, destiné à préserver autant que possible la santé, et gestion du poids. Ainsi, certaines personnes maigres ou minces se croient à l’abri des maladies (cardiovasculaires notamment) parce qu’elles n’ont pas de problème pondéral. De fait, elles mangent de façon anarchique.
Gourmandise versus poids et santé
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction au texte « Que du bonheur ! Connaissez-vous le Free
Refill ? » d’Arnaud Cocaul
La chaîne de fast-food Quick s’est toujours positionnée sur le créneau de la gourmandise, faisant fi de tout équilibre et de toute notion de poids ou de santé. Ils surfent sur la vague « rebelle » de l’adolescence.
Leur slogan l’affirme haut et fort « Nous, c’est le goût ». Ils se démarquent ainsi de leurs concurrents, en partie plus sensibles à l’équilibre de leur offre. Leurs nouveautés, des sandwichs improbables tant au niveau qualitatif que quantitatif, renforcent cette notion. Il est regrettable qu’ils aillent encore plus loin avec ces distributeurs de boissons sucrées, à l’instar des cafétérias Ikea, pour ne citer qu’elles.
Code de bonne conduite et industriels de l’alimentaire
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
Face au lobbying des industriels de l’alimentaire, certains réseaux de scientifiques, d’experts, de professionnels de santé et des associations de consommateurs et de patients ont décidé de se mobiliser pour se faire également entendre. A la mi-mai, ils ont lancé une pétition commune pour « peser sur la décision politique qui ne peut être dictée par la seule défense d’intérêts économiques ».
Que le code couleur puisse guider plus facilement les consommateurs, cela dérangerait-il les industriels ? C’est ce que pensent ceux qui sont à l’origine de cette action. Il s’agit de guider le consommateur lors de ses achats. En comparant la qualité nutritionnelle des aliments de marques différentes, les populations les plus en difficulté auraient ainsi à disposition des repères simples à comprendre.
Alimentation et activités physiques, parents pauvres du Plan cancer
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le Plan cancer a été présenté début février par le président de la République François Hollande (consultable sur e-cancer.fr). Le fait que le sommet de l’état s’implique dans la politique de santé publique et œuvre pour l’intérêt commun en définissant une action pérenne est une bonne chose.
Toutefois, la stupeur est nette en découvrant que sur 152 pages, seule une page est dédiée à la nutrition et ses liens factuels avec le cancer. La politique nutritionnelle doit être en permanence stimulée. Nos politiques ne comprennent pas toujours l’enjeu de santé publique et financier qui se joue devant nous.
Il est regrettable que le Plan cancer n’accorde qu’une portion congrue au chapitre sur la prévention regroupant l’alimentation et l’activité physique.
Quel(s) moteur(s) de l’activité physique chez l’enfant ?
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
Chez l’enfant, le principal moteur de l’activité physique est le plaisir, l’amusement lié au jeu. C’est à partir de la puberté que les motivations pour l’activité physique diminuent, surtout chez les enfants les plus sédentaires.
C’est donc pendant l’enfance que l’enfant doit expérimenter différentes activités. Certaines lui conviendront, d’autres non, selon le plaisir ressenti procuré. Les représentations sociales des pratiques semblent peu développées à 3 ans. Lire la Suite…
Pourquoi vous êtes-vous laissé aller ?
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.
Une des réactions les plus courantes face à une personne obèse est de dire ou de penser « mais pourquoi vous êtes-vous laissé aller ? ». Ce qui sous-entend : quelle négligence ! Ce jugement, car il s’agit d’un jugement, au mieux est la marque d’une ignorance, au pire d’un manque de bienveillance.
Il est toujours saisissant lorsque l’on est clinicien d’écouter un obèse raconter son histoire. On est frappé par le fait que chaque parcours est différent avec une succession d’événements, facteurs de déclenchement ou d’aggravation ; et à la fois par le fait que les parcours se ressemblent : régimes, reproches, culpabilité, dépression, cassures, blessures et ruptures, troubles du comportement.
Que les choix alimentaires effectués dans les fast-foods ne soient pas toujours un modèle d’équilibre nul ne peut le contester. Encore faudrait-il remarquer que l’offre et le discours des différentes enseignes n’est pas uniforme. Certains mettent en avant des plats délibérément hypercaloriques. D’autres s’efforcent de jouer sur la qualité, la quantité, la diversité, les portions, l’information. Certains ont même fait des progrès notables dans ce sens. Là où le bas blesse est encore très largement du côté de la boisson sucrée.

