Tag Archive | société

Pourquoi parler de sexisme ?

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.

En réponse à « Sexisme et Obésité » de Catherine Grangeard

Le regard que pose notre société sur les femmes est radicalement différent de celui qu’elle a pour les hommes. L’embonpoint chez l’homme est souvent considéré avec bienveillance, surtout s’il se crée au fil des repas d’affaires. Il occupe un poste important, il est difficile pour lui de faire attention à son alimentation au quotidien et il manque de temps pour pratiquer une activité physique. Une femme occupant les mêmes fonctions devra quant à elle, toujours veiller à sa ligne, pour ne pas perdre en crédibilité et autorité.

Prendre du ventre avec l’âge pour un homme ? Ce sont les fameuses poignées d’amour. Pour une femme ? C’est disgracieux, « elle se néglige », nous dira-t-on.

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Près d’un français sur deux a le sentiment de trop manger en période estivale

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.

beach-2342_640Un sondage vient de révéler que près d’un Français sur deux a le « sentiment » de trop manger en période estivale. Décidément l’obsession alimentaire nous poursuit, même quand il est l’heure de lever le pied sur la pression ambiante et les exigences de notre société : réussir, être beau, riche, en bonne santé, manger équilibré…

Bien sûr ce « sentiment » n’est peut-être pas juste. Mais il l’est peut-être ! Bien-sûr il peut être bon de prendre conscience de son corps, de le chouchouter, de le bouger, de bien l’entretenir ; les vacances servent aussi à cela, pour ceux qui partent … plus que pour les autres.

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Obésité, surpoids : les nutritionnistes et les diététiciens responsables ?

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

A trop regarder l’assiette, n’induit-on pas que tout s’y joue ?

urlNous analysons trop la prise en charge au détriment de la façon dont se fabriquent les obésités. Bien que nous montrons qu’il est question de personnes et d’un problème de société, il n’empêche que ce ne sont ni des sociologues, ni des philosophes, ni des géographes qui s’expriment… Or, ils le pourraient, car leurs points de vue sont essentiels.

Nous ne travaillons pas assez en amont. Nous disons qu’il est essentiel de mobiliser les publicitaires mais les écoles ne nous invitent pas dans leurs programmes de formations de futurs concepteurs.

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Idéal minceur : quand on confond bonheur et minceur…

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’institut Pasteur de Lille, spécialiste en Endocrinologie et maladies métaboliques.

En réaction à l’article « le plaisir de franchir les interdits dans l’obésité » de Catherine Grangeard.

Catherine Grangeard nous parle de l’exigence de beauté imposée par nos sociétés et auquel plus que d’autres, les personnes obèses sont soumises ou dont elles sont victimes. Elle va de pair avec ce que l’on appelle l’idéal minceur où l’on confond bonheur et minceur, ou avec cette confusion entre beauté extérieure qui n’est que l’apparence de la beauté et la beauté intérieure tellement bien reflétée par le regard… un regard de bonté. Notre société ne serait-elle pas malade de confondre beauté et bonté ?! Artifice et vérité.

Comme l’écrivait récemment dans une chronique le père Pascal Ide, médecin, philosophe et théologien, nous avons à nous réconcilier vis-à-vis du corps. Or il est devenu un objet de consommation. Je prends, je consomme et je jette si je juge qu’il ne sert plus, qu’il n’est plus digne de considération, de rentabilité, d’intérêt. Ce jugement vient d’ailleurs en grande partie du regard des autres, ou de l’idée que j’en ai. Cachez moi ce gros corps, ou cette méchante ride, que je ne saurais voir ! A force d’aduler le corps, on finit par le mépriser, ou de mépriser celui des autres. Alors toutes les transgressions sont possibles.

Manger dans le métro

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

MF2000_at_La_ChapelleLes Anglais sont-ils toujours capables de nous surprendre ? La réponse est oui.

Cet Anglais a une idée : poster sur les réseaux sociaux des photos de femmes mangeant dans le métro. Bien sûr ces posts provoquent des commentaires qui les ridiculisent. Et lorsque cela concerne des femmes en surpoids, les propos deviennent tendancieux, voire sexistes. Certaines de ces femmes ont été se plaindre aux responsables du métro londonien. Mais de l’autre côté de la Manche on protège davantage la liberté d’expression que le droit à l’image.

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Ces femmes minces qui veulent maigrir

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du centre nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.

Woman BodyLes articles publiés sur notre blog par Arnaud Cocaul et Catherine Grangeard mettent en avant l’inadéquation entre le désir de maigrir des femmes, notamment françaises, et leur poids réel.

Ils s’intéressent à ces femmes victimes des images véhiculées par les médias, des photos retouchées… qui ne sont jamais satisfaites de leur image. Lire la Suite…

La femme (française) est l’avenir de l’homme

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

800px-Woman_in_white_Shirt_and_black_pants_and_Woman_in_blue_shirt_and_white_pants_jumpingEnorme succès aux Etats-Unis de l’image de la femme française déclinée à loisir dans l’édition. Les best Sellers de Mireille Guiliano (franco-américaine installée aux USA) « ces Françaises qui ne grossissent pas : les secrets du « maigrir gourmand » paru en 2004 et récemment « ces Françaises qui ne font pas de lifting : comment vieillir avec style et élégance » paru fin 2013 aux Etats-Unis, figurent dans les meilleures ventes.

Le seul domaine à ne pas provoquer le « french Bashing » reste l’éloge de la femme française que le monde nous envie. On jalouse l’indice de masse corporelle des Françaises qui se situent en moyenne aux alentours de 22,5 (normal entre 18,5 et 25 pour la population occidentale). Lire la Suite…

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