L’importance du coaching
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le meilleur prédicteur de la perte de poids reste l’adhésion aux recommandations diététiques et le coaching.
Une étude parue dans Ann Inter Med 2015 le confirme. Elle prend en compte des patients obèses qui ont eu le choix entre 2 régimes sur 48 semaines. Classiquement, les régimes proposés étaient soit hypoglucidique soit hypo lipidique (pas de surprise). Les 2 groupes étaient conseillés soit de façon personnalisée, soit en groupe, soit par téléphone.
Détox ou purification
Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.
En réaction au texte « Détox ou intox ? » d’Arnaud Cocaul
Manger mal, trop, des aliments diabolisés toujours plus nombreux devient la grande peur de notre époque. Les mises en garde contre la malbouffe, le lait, le sucre, le gluten, le transformé, alimentent les peurs de s’empoisonner et de grossir, punition suprême pour un mangeur impénitent. Le régime détox va au-delà d’un énième régime dont on connaît les limites. Il permet de relier corps et esprit de façon quasi religieuse. Purifier ou se débarrasser de ses excès, des polluants et de tout ce qui fait peur. Détoxifier pour accéder à un corps que l’on souhaite pur, avec l’assurance de chasser toute possibilité de maladie et pourquoi pas, un accès à une jeunesse éternelle. Lire la Suite…
Détox ou intox ?
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Bon nombre de patients ne jurent que par le régime détox qui aurait la vertu de purifier l’organisme des toxines accumulées au fil du temps. Le but non avoué mais réel : perdre du poids. Ces régimes prennent de l’ampleur par le relais de vedettes qui se découvrent brutalement une âme de médecin. Le grand succès de ces régimes m’appelle à rectifier certaines contre-vérités.
Bien sûr nous sommes tous confrontés à des toxines dont les fameux polluants organiques persistants (POP) et autres pesticides, bisphénol A, phtalates, furanes, additifs. Ils sont imposés par l’industrie mais également apportés par la nature comme l’iode ou les moisissures.
Payer les patients : une méconnaissance absolue de l’obésité
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réponse à l’article « Faut-il payer les patients pour qu’ils maigrissent ? » de JM Lecerf
Est-il vraiment surprenant qu’une telle idée soit avancée ? Elle rejoint une pratique en vogue et en plein essor depuis 2009 aux Etats-Unis. Les entreprises organisent des concours d’amaigrissement pour leurs employés, seuls ou en équipes. A la clé, des primes. Outre le fait que cela engendre une concurrence malsaine entre les employés, c’est évidemment la porte ouverte à tous les régimes imaginables, avec des conséquences délétères sur la santé, aussi bien mentale que physique. On voit bien transparaître dans ce type de démarche une méconnaissance absolue de l’obésité.
Mourir la belle affaire mais vieillir !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Les personnes âgées doivent prendre garde aux régimes. Tout régime est potentiellement dangereux passé l’âge de 70 ans. En effet, ils induisent une perte de masse musculaire supérieure à celle obtenue sur la masse grasse. Les régimes réduisent l’appétit et désocialisent.
En vieillissant, nos besoins métaboliques se maintiennent voir même augmentent légèrement en raison d’une baisse du rendement métabolique des nutriments.
Faut-il payer les patients pour qu’ils maigrissent ?
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.
Récemment dans Le Point, Anne Jeanblanc posait la question « faut-il payer les patients pour qu’ils maigrissent ? ». Elle se rapportait à des études anglo-saxonnes qui s’interrogeaient sur les leviers financiers pour que les patients suivent correctement leurs traitements médicamenteux.
Il n’est pas saugrenu de penser que le levier « argent » puisse être proposé aux « gros » afin, qu’enfin, ils se décident à maigrir ! Cette carotte a été utilisée et/ou proposée dans certains pays comme le Brésil et la Grande Bretagne. On n’est pas loin de l’idée de Dukan de donner des points supplémentaires aux candidats au bac qui auraient un poids normal. Si tout cela est non seulement choquant mais également absurde, cela renforce cette notion dangereuse du « devoir » à être en bonne santé.


