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Je te taxe, je vous taxe

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

colaEt si l’une des solutions face à l’explosion de l’obésité dans le monde consistait à taxer fortement les boissons sucrées ?

Cette idée ressemble à un serpent de mer car on lit régulièrement des propositions dans ce sens. Mais quand elle émane de Frank Hu, célèbre professeur de nutrition à Harvard et grand fournisseur d’études régulièrement publiées dans d’éminentes revues médicales anglo-saxonnes, on y prête une plus grande attention. Pour lui, les choses sont claires. La surconsommation de boissons sucrées contribue fortement à l’épidémie mondiale de l’obésité. Une canette de soda de 33cl apporte l’équivalent de 10 cuillères à café de sucre et 150 calories. En ingurgitant une telle boisson, le phénomène de satiété est perturbé car non déclenché. En plus, il y a stimulation de l’appétit pour d’autres aliments sucrés.

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Taxation des aliments : santé publique vs recette publique

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Le journal le Parisien du 12 septembre dernier dévoile un document confidentiel qui émanerait du gouvernement et qui prévoirait l’instauration de taxes comportementales sur des produits alimentaires consommés quotidiennement par les Français.

On rappelle que le candidat à la présidentielle 2012 et actuel Président de la République, François Hollande, s’était prononcé à l’époque contre les taxes comportementales les qualifiant de « punitives ». Je pense également qu’on ne peut s’abriter derrière le parapluie « santé publique » pour faire croire que l’on va modifier le comportement alimentaire des Français vers davantage de sagesse alors qu’il s’agit plutôt de trouver de l’argent coûte que coûte.

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Taxer les aliments, une fausse bonne idée

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains

A la base, un concept simple qui a fait les preuves de son efficacité, comme l’attestent les différents baromètres santé de ces dernières années : lorsque l’on augmente de façon significative le prix du tabac, la consommation diminue, avec des bénéfices nets sur la santé de la population (même si cette tendance à la baisse se tasse à présent).

L’idée fait donc son chemin : si l’on taxe les « mauvais » aliments, les « mauvaises » boissons, nos contemporains en mangeront et boiront moins, et le nombre de personnes obèses s’amenuisera de lui-même.

D’ailleurs, une méta-analyse néozélandaise élaborée à partir d’études réalisées dans les pays de l’OCDE ayant mis en place ce type de politique coercitive montre une diminution plus ou moins importante de la consommation des aliments taxés. Il semblerait même que cette baisse de consommation ait réduise les risques au niveau de certaines maladies cardiovasculaires.

Positif donc. Oui, mais elle a aussi montré que le report de consommation ne se faisait pas nécessairement au bénéfice des aliments dits sains, tels que poissons, fruits et légumes. Au contraire, pour continuer à acheter les aliments taxés, certains ont même réduit leurs achats de ces aliments.

Et en tout état de cause, cela ne contribue pas à faire baisser les chiffres de l’obésité. Lire la Suite…

Faut-il taxer les aliments ?

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition à l’Institut Pasteur de Lille

Voici une fausse bonne idée ! Une de plus. Bonne en apparence car cela limitera l’accès et donc l’achat des aliments dont il faut limiter la consommation : un peu court non ?
Les désigner comme taxables signifie qu’il faut les choisir. C’est simple, choisissons les mauvais. D’un point de vue nutritionnel cela n’a aucun sens, car il n’y a pas de mauvais aliments, sinon ce ne sont pas des aliments mais des poisons ! Alors prenons une limite quantitative pour un nutriment dont l’excès n’est pas souhaitable : le sucre des boissons sucrées par exemple. Mais pourquoi pas les jus de fruits dont la teneur en sucre est identique, les pâtes de fruits et la confiture dont la teneur en sucre est supérieure, les bonbons ; mais alors aussi le nougat plus calorique, ou les cakes industriels aux fruits confits (pas le quatre quart maison) ; mais pourquoi pas les pâtes à tartiner et donc les graisses ; mais le beurre est plus calorique, l’huile encore plus, sans oublier la mayonnaise, et les frites qui vont avec. Mais il y a aussi le chocolat identique au chocolat à tartiner ou le chocolat en poudre plus concentré.

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