Pesticides et surpoids : action - réaction
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Un article paru dans la revue Obesity Research and Clinical Practice précise que la différence de poids constatée entre les individus des années 80 et de 2015 ne peut pas s’expliquer par une différence calorique ou de répartition des nutriments ou une moindre activité physique.
Notre corpulence s’accroît avec une prise de poids de l’ordre de 10 % par rapport aux années 80. Les rédacteurs de l’article incriminent une responsabilité des pesticides, additifs, conservateurs de plus en plus présents dans les aliments et en particulier dans les plats préparés dont la consommation a flambé de 41% depuis les années 80.
Moche gros méchant et pas « minion »
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
A propos d’activité physique, une enseigne de salle de sport implantée dans le Sud de la France fait très fort en jouant le registre de la provocation. Elle fait preuve d’un esprit cynique comme au temps des campagnes chocs de Benetton. Elles ont d’ailleurs eu pour effet d’augmenter le boycott de la marque.
Détox ou purification
Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.
En réaction au texte « Détox ou intox ? » d’Arnaud Cocaul
Manger mal, trop, des aliments diabolisés toujours plus nombreux devient la grande peur de notre époque. Les mises en garde contre la malbouffe, le lait, le sucre, le gluten, le transformé, alimentent les peurs de s’empoisonner et de grossir, punition suprême pour un mangeur impénitent. Le régime détox va au-delà d’un énième régime dont on connaît les limites. Il permet de relier corps et esprit de façon quasi religieuse. Purifier ou se débarrasser de ses excès, des polluants et de tout ce qui fait peur. Détoxifier pour accéder à un corps que l’on souhaite pur, avec l’assurance de chasser toute possibilité de maladie et pourquoi pas, un accès à une jeunesse éternelle. Lire la Suite…
Offres alimentaires et obésité
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.
En réaction au texte « Détox ou intox ? » d’Arnaud Cocaul
Arnaud Cocaul a raison, de plus en plus d’aliments « modernes » sont des aliments de forte densité énergétique (Kcal/100g) et de faible densité nutritionnelle (mg d’un micronutriment pour 100 Kcal). Ceci s’explique de deux façons. D’abord, parce que ces aliments sont raffinés. Ils perdent donc une partie de leurs nutriments non énergétiques précieux (vitamines, minéraux, polyphénols, caroténoïdes, fibres). Ensuite, parce qu’ils sont enrichis en calories sous formes de sucres et graisses ajoutés.
Revenant d’un voyage d’étude au Mexique, j’ai pu constater avec effarement à quel point les aliments disponibles dans ce pays en étaient la caricature. L’offre alimentaire est dramatique et les choix alimentaires aussi… chez les pauvres. Lire la Suite…
Détox ou intox ?
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Bon nombre de patients ne jurent que par le régime détox qui aurait la vertu de purifier l’organisme des toxines accumulées au fil du temps. Le but non avoué mais réel : perdre du poids. Ces régimes prennent de l’ampleur par le relais de vedettes qui se découvrent brutalement une âme de médecin. Le grand succès de ces régimes m’appelle à rectifier certaines contre-vérités.
Bien sûr nous sommes tous confrontés à des toxines dont les fameux polluants organiques persistants (POP) et autres pesticides, bisphénol A, phtalates, furanes, additifs. Ils sont imposés par l’industrie mais également apportés par la nature comme l’iode ou les moisissures.
Le ventre des femmes
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
En réaction à l’article « Violences sexuelles : une obésité méconnue » de Jean-Michel Lecerf
L’article de Jean-Michel Lecerf attire notre attention sur l’impact psychologique de tout vécu et ses éventuels retentissements sur les questions de poids, en excès par exemple. Il a tout à fait raison, une personne ne se découpe pas en morceaux. On n’est pas à la boucherie… quoique parfois on puisse le craindre.
En évoquant rapidement IVG et PMA, Jean-Michel Lecerf souligne combien le ventre d’une femme lui appartient. Elle ne saurait vivre une grossesse ou l’empêcher sans que la moindre incidence n’en découle. Etre enceinte peut être la plus belle des choses qui arrive… ou la pire. L’expression « tomber enceinte » revient très souvent lorsqu’il est parlé d’attendre un enfant. « Tomber » est couramment associé à quelque chose de négatif dans la langue française…
Violences sexuelles : une obésité méconnue
Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.
En réaction à l’article « Violences sexuelles. Des conséquences de poids » de Catherine Grangeard
Catherine Grangeard attire à juste titre notre attention sur les conséquences des agressions sexuelles sur le poids. Il y a longtemps que, avec d’autres, j’ai identifié ce traumatisme comme facteur déclenchant, voire causal, de la prise de poids. Plus précisément, elles entraînent une obésité sévère, grave, enkystée. La révélation peut être très tardive car la personne blessée n’ose pas reconnaître la relation entre les faits, car elle n’ose pas en parler. Sa culpabilité l’en empêche. Parfois « l’aveu » ne peut être fait que après le décès du coupable de ces viols, incestes ou autres agressions sexuelles. Environ 250 000 actes de ce genre surviendraient chaque année en France selon un rapport récent de l’association Mémoire traumatique en victimologie.


