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Détox ou purification

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.

En réaction au texte « Détox ou intox ? » d’Arnaud Cocaul

detox obesite think tank regime surpoids maigrir malbouffeManger mal, trop, des aliments diabolisés toujours plus nombreux devient la grande peur de notre époque. Les mises en garde contre la malbouffe, le lait, le sucre, le gluten, le transformé, alimentent les peurs de s’empoisonner et de grossir, punition suprême pour un mangeur impénitent. Le régime détox va au-delà d’un énième régime dont on connaît les limites. Il permet de relier corps et esprit de façon quasi religieuse. Purifier ou se débarrasser de ses excès, des polluants et de tout ce qui fait peur. Détoxifier pour accéder à un corps que l’on souhaite pur, avec l’assurance de chasser toute possibilité de maladie et pourquoi pas, un accès à une jeunesse éternelle. Lire la Suite…

Offres alimentaires et obésité

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.

En réaction au texte « Détox ou intox ? » d’Arnaud Cocaul

aliments supermarchés rayon think tank obesitéArnaud Cocaul a raison, de plus en plus d’aliments « modernes » sont des aliments de forte densité énergétique (Kcal/100g) et de faible densité nutritionnelle (mg d’un micronutriment pour 100 Kcal). Ceci s’explique de deux façons. D’abord, parce que ces aliments sont raffinés. Ils perdent donc une partie de leurs nutriments non énergétiques précieux (vitamines, minéraux, polyphénols, caroténoïdes, fibres). Ensuite, parce qu’ils sont enrichis en calories sous formes de sucres et graisses ajoutés.

Revenant d’un voyage d’étude au Mexique, j’ai pu constater avec effarement à quel point les aliments disponibles dans ce pays en étaient la caricature. L’offre alimentaire est dramatique et les choix alimentaires aussi… chez les pauvres. Lire la Suite…

Détox ou intox ?

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

detoxBon nombre de patients ne jurent que par le régime détox qui aurait la vertu de purifier l’organisme des toxines accumulées au fil du temps. Le but non avoué mais réel : perdre du poids. Ces régimes prennent de l’ampleur par le relais de vedettes qui se découvrent brutalement une âme de médecin. Le grand succès de ces régimes m’appelle à rectifier certaines contre-vérités.

Bien sûr nous sommes tous confrontés à des toxines dont les fameux polluants organiques persistants (POP) et autres pesticides, bisphénol A, phtalates, furanes, additifs. Ils sont imposés par l’industrie mais également apportés par la nature comme l’iode ou les moisissures.

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Fais-moi de l’électricité

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

electriciteL’imagination n’a plus de limite. On connaissait les travaux d’un américain effrayé par l’obésité de ses concitoyens. Il proposait de faire fonctionner une télévision uniquement par l’action d’un pédalier.

Désormais, à partir du mois d’avril 2015 et grâce à une levée de fonds participatif, on pourra utiliser Pavlok (contraction entre lock pour la fonction de bracelet et Pavlov). Ce bracelet enverra des impulsions électriques entre 10 et 300 volts dès lors qu’une personne restera inactive plus d’une heure. Cela sera également le cas quand la géolocalisation attenante à l’appareil rendra compte de l’entrée dans un fast-food, chose incompatible avec le maintien de sa ligne ! De même, si on traîne au lit trop longtemps, on ressentira une décharge électrique suffisante pour nous extraire de notre couette.

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Lard et la manière

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste

Des études intéressantes mettent en avant la plasticité développementale de nos organismes pendant la vie intra-utérine. Elles montrent notre faculté d’adaptation à la situation environnementale rencontrée par la mère pendant la gestation. Par exemple, en cas de régime pendant la grossesse et surtout durant le premier trimestre, l’embryon va être moins alimenté, comme s’il évoluait dans un milieu de pénurie et de disette alimentaire.

Le phénotype développé sera celui de l’économie et du stockage plus grand d’énergie sous forme de tissu adipeux. En cas de naissance dans un mode discordant par rapport à celui prévu initialement (la mère se restreint alors qu’elle vit dans un pays d’opulence alimentaire), cela aboutira à une forte probabilité de rattrapage pondéral de l’enfant avec apparition plus grande d’obésité et de diabète.

Les mères enceintes doivent s’abstenir de tout régime restrictif sous peine de fabriquer un enfant potentiellement obèse.

Code de bonne conduite et industriels de l’alimentaire

etiquetage alimentairePar Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

Face au lobbying des industriels de l’alimentaire, certains réseaux de scientifiques, d’experts, de professionnels de santé et des associations de consommateurs et de patients ont décidé de se mobiliser pour se faire également entendre. A la mi-mai, ils ont lancé une pétition commune pour « peser sur la décision politique qui ne peut être dictée par la seule défense d’intérêts économiques ».

Que le code couleur puisse guider plus facilement les consommateurs, cela dérangerait-il les industriels ? C’est ce que pensent ceux qui sont à l’origine de cette action. Il s’agit de guider le consommateur lors de ses achats. En comparant la qualité nutritionnelle des aliments de marques différentes, les populations les plus en difficulté auraient ainsi à disposition des repères simples à comprendre.

Mangeons des pommes !

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

berner-rose-75320_640Une récente publication de The Lancet rédigée par des chercheurs de l’université de Glasgow en Ecosse, nous éclaire sur la persistance d’idées fausses dans l’inconscient collectif concernant la différence d’appréciation calorique par plus de 2000 Britanniques entre les jus de fruits et les sodas.

Les diététicien(ne)s et nutritionnistes savent que la valeur calorique est similaire entre les 2 produits, mais pourtant, dans l’étude, 48% des Britanniques sous évaluent la quantité de sucres présents dans les jus de fruits tandis que 12% sur évaluent la présence de sucre dans les sodas.

Comme je le dis à mes patients, il n’existe pas d’arbre à jus de pomme mais il existe des pommiers. Manger une pomme apporte des fibres, des vitamines et n’a pas d’effet négatif sur l’équilibre glycémique et donc sur le risque de diabète. Ce n’est pas le cas lorsque l’on abuse de jus de fruits ou de sodas.

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