L’équilibre de l’alimentation a vocation à protéger la santé
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réponse à l’article « les paradoxes de l’obésité » de Bernard Waysfeld
Les résultats de l’étude citée par Bernard Waysfeld sont effectivement intéressants.
L’une des explications de ces résultats ne serait-elle pas l’attention particulière accordée par les personnes obèses à la qualité de leur alimentation ? Il y a en effet souvent confusion entre équilibre alimentaire, destiné à préserver autant que possible la santé, et gestion du poids. Ainsi, certaines personnes maigres ou minces se croient à l’abri des maladies (cardiovasculaires notamment) parce qu’elles n’ont pas de problème pondéral. De fait, elles mangent de façon anarchique.
Je mange donc je suis, je bois et je ne suis plus
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le magazine Que choisir paru cet été (n°538 de juillet-août 2015) alerte fort justement sur l’américanisation à outrance de notre alimentation française en pointant les boissons sucrées.
De 1960 à 2000, la consommation des boissons sucrées a été multipliée par 6 selon l’INSEE. Le vocable boissons sucrées couvre aussi bien les sodas, les sirops, les jus de fruits, les boissons plates aux fruits, les smoothies, les nectars, les eaux aromatisées et les colas.
Détox ou purification
Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.
En réaction au texte « Détox ou intox ? » d’Arnaud Cocaul
Manger mal, trop, des aliments diabolisés toujours plus nombreux devient la grande peur de notre époque. Les mises en garde contre la malbouffe, le lait, le sucre, le gluten, le transformé, alimentent les peurs de s’empoisonner et de grossir, punition suprême pour un mangeur impénitent. Le régime détox va au-delà d’un énième régime dont on connaît les limites. Il permet de relier corps et esprit de façon quasi religieuse. Purifier ou se débarrasser de ses excès, des polluants et de tout ce qui fait peur. Détoxifier pour accéder à un corps que l’on souhaite pur, avec l’assurance de chasser toute possibilité de maladie et pourquoi pas, un accès à une jeunesse éternelle. Lire la Suite…
Montre-moi ton placard, je te dirai ton poids
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le contenu des réfrigérateurs, congélateurs et placards de cuisine peut être très évocateur du profil pondéral. Ainsi on note que plus l’indice de masse corporelle est élevé (IMC =P/T²), moins il y a présence de glaces, charcuteries, céréales, pâtisseries, plats cuisinés, pâtes à tartiner, sauces dans les frigidaires et placards. 78% des consommateurs obèses n’ont pas de pâtisseries et 67% n’ont pas de plats cuisinés en réserve. Mais ils achètent des produits gras et sucrés comme les viennoiseries ou les yaourts aux fruits.
Pourquoi acheter un complément alimentaire minceur ?
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

Dans un communiqué, la marque de vitamines protéinées a même déclaré: “C’est une honte qu’en 2015, il y ait toujours une minorité qui ne célèbre pas ceux aspirant à être en meilleure santé, plus mince, plus fort.
PS : Cette campagne publicitaire a la « finesse » de jouer sur le sens « bitch » / « beach » ! (traduire bitch ?)
Avec des compléments alimentaires, cette injonction quasi obligatoire de minceur mène à tout et pourquoi pas à l’automédication ? Même en connaissant les dangers encourus, certains compléments ont déjà défrayé la chronique. Les consommateurs et surtout les consommatrices sont visiblement encore nombreux et nombreuses à enrichir les laboratoires. Personne ne s’attarde sur les effets secondaires. Seuls la promesse et ses effets primaires sont valorisés.
Il faut ouvrir la bouche à son médecin !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
L’état dentaire des patients n’est pas suffisamment pris en compte dans les entretiens nutritionnels. Il convient d’interroger systématiquement nos patients sur leur capacité masticatoire, et encore plus avant toute chirurgie de l’obésité (chirurgie dite bariatrique).
Une étude parue en 2008 (Veyrune J.L. et al. Obes Surg, 2008 : 1467-1472) analysait les paramètres masticatoires dans un groupe d’obèses prévus pour un By pass gastrique par rapport à un groupe contrôle.
Certaines personnes en obésité soulagent leur agressivité par un comportement hyperphage compulsif. D’autres atténuent leur anxiété en grignotant. Le comportement alimentaire est en prise directe avec les émotions. Mais il est variable d’un individu à l’autre en fonction de sa personnalité et de son parcours. Les tentatives chirurgicales de correction de ce comportement ne peuvent raisonnablement permettre un résultat durable que si l’on s’attache aussi à modifier les tensions qui habitent le patient.

