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Montre-moi ton placard, je te dirai ton poids

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

frigoLe contenu des réfrigérateurs, congélateurs et placards de cuisine peut être très évocateur du profil pondéral. Ainsi on note que plus l’indice de masse corporelle est élevé (IMC =P/T²), moins il y a présence de glaces, charcuteries, céréales, pâtisseries, plats cuisinés, pâtes à tartiner, sauces dans les frigidaires et placards. 78% des consommateurs obèses n’ont pas de pâtisseries et 67% n’ont pas de plats cuisinés en réserve. Mais ils achètent des produits gras et sucrés comme les viennoiseries ou les yaourts aux fruits.

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Quand on vous dit qu’il faut lire Darwin

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

fruitL’environnement nutritionnel de l’enfant en bas âge influence sa santé future. On a évoque à ce titre le concept d’origine développementale des maladies de l’adulte. C’est donc une révolution qui incite à revoir les bases alimentaires de la femme enceinte et des parents ?

L’excès de protéines à l’âge de 2 ans est plus net chez les enfants qui ont un rebond précoce d’adiposité. Ce rebond précoce d’adiposité correspond à l’âge où la courbe d’indice de masse corporelle (IMC) est à son niveau le plus bas. Il se situe habituellement vers l’âge de 6 ans. Plus précoce est l’âge de rebond, plus il y a risque d’obésité ultérieure (surtout en fin de croissance). Donc l’excès de protéines semble incriminé et doit être surveillé.

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Les aliments apportent-ils plus de « calories vides » qu’avant ?

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

orangeEt si l’hyperphagie de certains consommateurs prenait racine dans l’appauvrissement en nutriments de l’alimentation actuelle ? Nos demandes caloriques augmentent alors que nous ingérons de plus en plus d’aliments présentant peu d’intérêts nutritionnels. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques publiées depuis 1997 établissent une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

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Cinéma et popcorn

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.

En réaction à l’article « L’obésité infantile continue de croître » d’Arnaud Cocaul

popcornLe post-scriptum d’Arnaud Cocaul a réveillé en moi un souvenir inquiétant. J’ai vu des personnes rentrer au cinéma avec un seau, de la taille d’une poubelle, rempli de popcorns. Je n’ai rien entendu du film. Après la séance, j’ai vu une armée de femmes de ménage s’efforcer de nettoyer les tapis et les fauteuils d’une rangée transformée en dépotoir. Elles étaient toutes fortes voire « grosses ». Quand elles étaient jeunes, elles venaient au cinéma et achetaient des seaux de popcorn. Elles ont grossi. Maintenant, elles ne peuvent plus maigrir, il est trop tard. Elles nettoient. De toute façon, elles ne gagnent pas assez pour acheter une nourriture saine. Le soir, elles sont tellement fatiguées qu’elles s’affalent dans leur canapé et sirotent un soda avec des chips. Au début, elles se culpabilisaient mais maintenant elles préfèrent oublier.

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Maintenir son équilibre pondéral

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

urlCombien de repas doit-on faire afin de maintenir au mieux son équilibre pondéral ? Sur les forums, les patients évoquent souvent la possibilité de fractionner leurs repas. Autrement dit, ils augmentent le nombre de prises alimentaires journalières sans modifier la quantité totale d’énergie ingérée. Cela n’aurait donc pas d’impact négatif sur le poids.

Certaines études comme SAFRAN (réalisée par le centre de recherche de l’institut Paul Bocuse à Lyon) ont évalué les effets du fractionnement alimentaire sur l’appétit. On a fait consommer un petit-déjeuner en une prise ou de façon fractionnée en 4 prises, étalées sur la matinée. L’analyse porte sur l’appétit subjectif des mangeurs tout au long de la matinée ainsi que le comportement au repas suivant.

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Service endocrino Mc Do

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Des partenariats étonnants se sont développés dans les années 90 aux Etats-Unis entre les hôpitaux et de grandes chaines de restauration fast food. Ainsi, certains sont traités pour un diabète lié à de mauvais choix alimentaires et une forte sédentarité. Grâce à ces partenariats, ils peuvent dévorer un hamburger avec une sauce ketchup à volonté en se rendant à la cafétéria du rez de chaussée en prenant l’ascenseur !

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Code couleur : la cacophonie continue

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.

En réponse au texte « Code couleur : la cacophonie commence… » de Nathalie Négro

couleurCarrefour a proposé un système d’étiquetage nutritionnel dont le but était de « griller au poteau » le système qui sera proposé par l’Etat.

Même si les experts ayant soutenu cet étiquetage sont tout à fait honorables, je désapprouve totalement cet étiquetage. Il est plein de bonnes intentions mais il n’est pas juste :
- Comme le code couleur, il ne tient pas compte de la quantité. Il n’induit pas la notion de vraie diversité. Il est basé sur des erreurs scientifiques : « le gras, les acides gras saturés c’est mauvais ». Il est contre-productif en terme de compréhension de la nutrition réduisant les aliments à une somme de nutriments.
- Il n’est pas clair pédagogiquement. Il peut même induire des erreurs.

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