Obésités : danger, l’été arrive
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des question d’obésité.
Attention, l’été arrive et les marronniers de la presse vont refleurir : maigrir, régimes, détox etc.
Un lent mouvement, c’est un euphémisme, de bon sens se dessinera-t-il ? Je n’ose parier. Donc, anticipons. Logiquement, les articles et les émissions pourraient dénoncer les habitudes de printemps et les considérer comme révolues, « has been »… Les journalistes pourraient souffler qu’un IMC bas n’est pas synonyme de bonheur, qu’il s’agit de trouver « A chacun son vrai poids » pour reprendre le titre du dernier livre de Jean-Michel Lecerf… Ce pourrait être une occasion pour considérer ce qui s’exprime par le corps…
C’est le bon moment pour s’interroger si l’obésité est un symptôme, au sens des psychanalystes. Autrement dit, une manifestation qui sert énormément l’individu puisqu’il dit une vérité du Sujet même si c’est douloureux par ailleurs. Le détour par le cabinet d’un psychanalyste fait alors gagner du temps.
Il est possible de quitter l’expression corporelle pour trouver « les mots pour le dire ». Cette fois, je reprends un titre de Marie Cardinal. Et de conclure par un de mes titres « Obésités. Le poids des mots, les maux du poids », pour se préparer à la plage…


