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L’importance du coaching

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

coachingLe meilleur prédicteur de la perte de poids reste l’adhésion aux recommandations diététiques et le coaching.

Une étude parue dans Ann Inter Med 2015 le confirme. Elle prend en compte des patients obèses qui ont eu le choix entre 2 régimes sur 48 semaines. Classiquement, les régimes proposés étaient soit hypoglucidique soit hypo lipidique (pas de surprise). Les 2 groupes étaient conseillés soit de façon personnalisée, soit en groupe, soit par téléphone.

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Cinéma et popcorn

Par Jean-Michel Lecerf, membre du Think Tank ObésitéS, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille, spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques.

En réaction à l’article « L’obésité infantile continue de croître » d’Arnaud Cocaul

popcornLe post-scriptum d’Arnaud Cocaul a réveillé en moi un souvenir inquiétant. J’ai vu des personnes rentrer au cinéma avec un seau, de la taille d’une poubelle, rempli de popcorns. Je n’ai rien entendu du film. Après la séance, j’ai vu une armée de femmes de ménage s’efforcer de nettoyer les tapis et les fauteuils d’une rangée transformée en dépotoir. Elles étaient toutes fortes voire « grosses ». Quand elles étaient jeunes, elles venaient au cinéma et achetaient des seaux de popcorn. Elles ont grossi. Maintenant, elles ne peuvent plus maigrir, il est trop tard. Elles nettoient. De toute façon, elles ne gagnent pas assez pour acheter une nourriture saine. Le soir, elles sont tellement fatiguées qu’elles s’affalent dans leur canapé et sirotent un soda avec des chips. Au début, elles se culpabilisaient mais maintenant elles préfèrent oublier.

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Food world : nouvel opium du peuple ?

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

book-23476_640On assiste à une explosion planétaire des problèmes de surpoids et d’obésités. Dans le même temps, la nourriture fascine de plus en plus le monde entier.

Le hors-série « la vague gourmande » du Courrier International daté de septembre/octobre/novembre 2014 fait état d’un sondage Nielsen Book Scan constatant une progression des livres de cuisine dans un marché complétement morose. Le bio explose (croissance de 6% sur les premiers mois de l’année 2012 au moment du pic de crise économique en Italie). Aux USA, on est passé d’un marché de 3,7 milliards de dollars en 1997 à un marché de 26,7 milliards de dollars en 2010. Les émissions TV consacrées à la nourriture enregistrent toujours de belles parts d’audience. Les cours de cuisine connaissent un succès tels qu’ils se multiplient à foison avec le risque de saturation.

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La discrimination, facteur d’obésité

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

Une récente étude du département épidémiologie et santé publique de l’University College London (Dr Sarah Jackson) pointe la discrimination comme source potentielle de prise de poids. Elle est parue dans le journal Obesity en septembre 2014 et porte sur environ 3000 adultes suivis pendant 4 ans.

Cette étude inclut des hommes et des femmes de plus de 50 ans avec un indice corporel allant de « normal » à « obèse massif ». Les membres de la cohorte appartiennent à l’English Longitudinal Study of Ageing.

On leur a demandé d’exprimer leur ressenti face à des exemples de discrimination en lien potentiel avec le poids. Parmi les situations évoquées : être traité de façon irrespectueuse, subir un service minimum dans les boutiques… Une personne sur 10 évoque une discrimination liée au poids. Dans le groupe « obésité massive », on passe à un individu sur 3. Sur 4 ans, la prise de poids attribuable à la discrimination était de l’ordre de 1 kg contre une perte de 0,7 kilos chez les personnes non victimes de cet état de fait.

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Manger gras trouble le cerveau

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

urlManger gras entraîne des altérations des signaux de satiété et de faim au niveau du cerveau. Cela génère une dégradation des mécanismes de récompense habituellement ressentis en présence de nourriture. Il convient d’expliquer à nos patients que la prise alimentaire est finement régulée par notre cerveau. Celui-ci ajuste parfaitement nos ingestas en fonction des besoins énergétiques du corps. En mangeant très ou trop gras, on fournit davantage de triglycérides en post prandial (après le repas) ce qui pourrait altérer le système de satiété et de faim. Cela aurait également pour effet de dérègler le système de récompense entraînant des perturbations durables des apports énergétiques mais également de la dimension émotionnelle allouée à la prise d’aliments. Jusqu’à aller à un point de non retour pour certains. Le message du « manger moins gras » doit passer par des efforts de pédagogie.

L’éternelle question : l’œuf ou la poule ?

Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne, responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.

En réaction à l’article « Manger moche » de Catherine Grangeard

tomato-299277_640Est-ce la demande des consommateurs qui a conduit à une uniformisation de l’offre ou l’offre qui a conduit à la suspicion dès qu’un fruit présente une tache, qu’un légume est difforme ou un œuf plus petit que les autres ? Toujours est-il qu’effectivement, les fruits et légumes des étals des supermarchés sont tous identiques.

Un producteur m’a un jour expliqué que les piqûres noires sur les pommes étaient synonymes d’un fruit très sucré, mais pas abîmé le moins du monde. Faute d’information, personne n’en veut. Alors ces fruits, excellents, sont bradés, à 80 centimes le kg. Au supermarché, le même fruit, mais sans tache et de saveur moindre, se vend de 2 € à 2.2 € le kg !

Alors tournons-nous vers les marchés, les petits producteurs et les cueillettes où la variété a le droit et le devoir de s’exprimer et le goût de s’épanouir.

Manger moche

Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.

fruit-200460_640Manger moche, c’est mieux !
Pourquoi la carotte devrait être présentable pour enrichir une soupe ? Pourquoi la pomme doit briller à peine tombée de l’arbre ? Pourquoi les apparences des fruits et légumes primeraient sur la qualité ? Ces questions méritent que l’on s’y attarde.

Les produits bio sont désavantagés à cet égard. Ainsi que les fruits et légumes mal calibrés, qui sont parfois jetés sans afficher la moindre imperfection. Alors les prix montent. Les consommateurs sont les grands perdants.

Pour aller dans le sens d’une nourriture de qualité, ces quelques questions sont à faire circuler le plus largement possible. Nous cherchons parfois midi à quatorze heures. Jeter des fruits et légumes alors qu’ils sont bons, alors que des personnes n’ont pas les moyens financiers d’en acheter… C’est un scandale, à tous les niveaux. Manger moche, pour lutter contre la stupidité !

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