Activité et inactivité physique
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
En réponse à l’article publié sur Slate.fr
L’activité physique se définit comme « tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui entraîne une augmentation substantielle de la dépense d’énergie au-dessus de la dépense énergétique de repos ».
Elle comprend :
- les activités professionnelles et de la vie courante,
- les activités de loisir,
- l’exercice physique : activité musculaire planifiée, répétée et contrôlée permettant d’améliorer sa condition physique,
- les activités sportives « sport », activité physique codifiée et organisée avec ou sans compétition.
« Un obèse ne perdra pas un gramme en faisant de l’exercice »
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
En réaction à l’étude publiée dans le British Journal of Sports Medicine (22 avril)
« Un obèse ne perdra pas un gramme en faisant de l’exercice ». Cette affirmation n’est pas une nouveauté car la revue de la littérature publiée par Damon Swift* concluait « Les réponses aux programmes de perte de poids avec activité physique et sans restriction calorique sont très hétérogènes. Sur la base de la littérature existante, les patients qui s’engagent dans un programme d’activité physique sans restriction calorique auront une perte de poids modeste (<2 kg), mais aucune perte de poids est possible […] Les cliniciens devraient tenter d’encourager les participants à adhérer à des programmes d’entrainement (exercice régulier) sur le long terme, indépendamment de l’importance de la perte de poids obtenue ».
Dans cette même étude, ces auteurs montrent bien l’intérêt d’une prise en charge diététique (restriction calorique par rapport aux apports usuels) pour avoir des effets significatifs sur le poids, la composition corporelle et la diminution des facteurs de risque cardio-vasculaires et métaboliques.
Promenons-nous (quotidiennement) dans les bois !
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
L’association d’un mode de vie sédentaire (manque d’activité physique quotidien) et d’une mort précoce vient d’être une nouvelle fois illustrée par Ekelund et coll*. Selon cette étude menée par l’unité d’épidémiologie de l’Université de Cambridge, le manque d’exercice (l’inactivité physique) entraine deux fois plus de décès prématurés que l’obésité. Cette étude renforce le rôle prépondérant de l’activité physique et d’un mode de vie actif sur la santé.
Activité physique et changement d’heure
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
Une étude* menée en 2014 compare le niveau d’activité physique de 23 000 enfants âgés de 5 à 16 ans de différents pays (Angleterre, Australie, États-Unis, Norvège, Danemark, Estonie, Suisse, Brésil, et île portugaise de Madère). Pour tester l’effet de la lumière du jour sur les niveaux d’activité physique, les enfants portaient des accéléromètres, appareils qui mesurent les mouvements du corps munis de capteurs de luminosité.
Sport et obésité infantile
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
En réaction à l’article « Activité physique et prise alimentaire » de Nathalie Négro
David Thivel est venu présenter ses travaux novateurs et d’une grande qualité scientifique lors des Ateliers du Poids et de la Nutrition de Brides-les-Bains en septembre 2013.
Il a mené plusieurs études sur l’impact d’exercices aigus sur le bilan énergétique des enfants et adolescents (obèses ou non). Les résultats montrent une difficile régulation du bilan énergétique.
Ainsi, l’exercice aigu chez les adolescents normo-pondérés permet de prévenir le gain de poids en ayant un impact sur la balance énergétique (par une augmentation de la dépense). L’exercice aigu chez l’adolescent obèse affectera quant à lui la balance énergétique à travers son effet indirect sur sa consommation future (futures entrées).
Quel(s) moteur(s) de l’activité physique chez l’enfant ?
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
Chez l’enfant, le principal moteur de l’activité physique est le plaisir, l’amusement lié au jeu. C’est à partir de la puberté que les motivations pour l’activité physique diminuent, surtout chez les enfants les plus sédentaires.
C’est donc pendant l’enfance que l’enfant doit expérimenter différentes activités. Certaines lui conviendront, d’autres non, selon le plaisir ressenti procuré. Les représentations sociales des pratiques semblent peu développées à 3 ans. Lire la Suite…
Lien mère/enfant sur l’activité physique
Par Gautier Zunquin, membre du Think Tank ObésitéS, maître de conférences en activités physiques à l’Université du Littoral Côte d’Opale, chargé d’études cliniques sur l’obésité.
De nombreuses études ont déjà montré que le niveau d’activité physique des parents était un facteur déterminant du niveau d’activité physique des enfants. Une nouvelle étude publiée le 24 mars par Kathryn Hesketh dans la revue Pediatrics « Activity Levels in Mothers and Their Preschool Children » a analysé les niveaux d’activité physique de 554 mères et enfants d’âge préscolaire (3 à 6 ans) en Angleterre (Southampton). Les mères participantes et leurs enfants étaient équipés d’accéléromètres (instruments qui permettent de mesurer le niveau d’activité physique).


