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Le paradoxe de l’obésité

Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.

obesiteUne littérature de plus en plus abondante s’intéresse au « paradoxe de l’obésité ».

Alors que de nombreuses publications alarment nos concitoyens sur l’inflation irréversible et catastrophique de l’obésité pour 2030 (par exemple 30% de sujets obèses en France en 2030) des études sérieuses montrent que le risque lié à la surcharge adipeuse et pondérale ne correspond pas à celui annoncé.

Tout récemment, un travail considérable coordonné par un français, Boris Hansel (European Heart Journal du 4 août 2015), apporte de sérieux arguments au fait que, loin d’aggraver le risque cardio-vasculaire, l’obésité constituerait même un facteur protecteur !

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Troubles alimentaires : des pathologies multifactorielles

Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.

legumesContrairement à la distinction classique, il n’y a pas des patients pour psychiatre, ceux qui présentent des troubles alimentaires, et d’autres pour nutritionnistes, les personnes obèses.
Avec un peu de recul, on observe souvent des « itinéraires psychosomatiques » assez proches.

Les troubles alimentaires graves (anorexie, boulimie) peuvent évoluer vers l’obésité. Les sujets présentant des obésités sévères ont presque toujours connu (et connaissent souvent encore) des troubles graves des conduites alimentaires.

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Troubles alimentaires et obésité : révolution ?

Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.

urlComment et pourquoi l’anorexie dite mentale, comme les boulimies, restent des énigmes face auxquelles nous, cliniciens, sommes si souvent largement démunis ? En particulier, pourquoi ces troubles une fois installés, tendent à se pérenniser et si souvent à s’aggraver ? Une réponse sérieuse vient d’être fournie par une équipe française, l’équipe Inserm / Université de Rouen et notamment le Professeur Pierre Déchelotte et Sergueï Fetissov.

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Plaire ou se plaire ?

Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.

Flower_heartVaste domaine… et il n’y a pas que les gros qui rencontrent des difficultés ! D’ailleurs, depuis Internet et l’explosion des sites de rencontres, beaucoup de corpulents trouvent chaussure à leur pied…

Pourtant, la stigmatisation discrédite celui qui est affublé d’une surcharge. C’est sans doute là que réside la demande d’une majorité de jeunes femmes. Etre comme tout le monde disent-elles, rentrer dans un pantalon, dans un 38, et surtout plaire et plus encore, se plaire. Mais à qui doit-on plaire ? Aux hommes ? A soi-même ? Aux femmes ?

De fait, en dehors des extrêmes (et encore !), les hommes apprécient les rondeurs des femmes. Ce sont les femmes entre elles qui se comparent, rivalisent, s’évaluent. Comme s’il s’agissait finalement de combler les exigences d’une mère insatisfaite, une mère intériorisée, une mère qui, dans les années soixante et soixante-dix, a connu l’exigence de minceur, le féminisme, le combat pour la parité et qui porte encore le pantalon !

Il faut un « s » à obésité

Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.

D’abord il faut un « s » à obésité comme dans « Think Tank ObésitéS ». Il n’y a en effet rien de commun entre la surcharge programmée génétiquement et qui apparaît dès l’enfance et celle de l’adulte sédentaire dont l’hygiène de vie pourrait aisément s’améliorer.

Trop gros, trop lourd, trop gras ?
Le trop gros renvoie à la corpulence, au visuel, au premier coup d’œil. Le trop lourd fait référence au pèse-personne, cet outil de torture, ni précis, ni juste, et qui ne fait pas la différence entre le muscle, la graisse et l’eau… que chaque organisme retient 48 à 72 heures après un repas ou un week-end plus riche. Cette rétention d’eau peut entraîner des variations d’un à deux kilos, les femmes en particulier le savent bien.
Enfin l’IMC, ce fameux Indice de Masse Corporelle qui ne devrait être utilisé que par les chercheurs, et que chacun calcule pour son propre compte. Il faut le dire, cet IMC n’est qu’un rapport poids-taille supplémentaire qui ne différencie pas la graisse et le muscle. Il ne différencie pas plus les hommes et les femmes qui sont soumis dans cet indice aux mêmes limites !

Entre 19 et 25, on est « normal ». Et bien non, on peut être de corpulence normale à 26, et en danger à 23, surtout si la graisse s’accumule sur l’abdomen…

Rien ne vaut l’avis du spécialiste et, en attendant, le centimètre de couturière pour évaluer son tour de taille !

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