Les complications post-opératoires plus fréquentes chez les personnes obèses
Par Patrick Bergevin, membre du Think Tank ObésitéS, chirurgien digestif.
En réponse à l’article « le paradoxe de l’obésité » de Bernard Waysfeld
L’étude rapportée par Bernard Waysfeld sur le moindre risque cardiovasculaire des personnes en surpoids comparativement à celles de poids dit normal est très surprenante car elle va à l’encontre des précédentes. Il n’est pas précisé cependant le risque dans la catégorie obésité morbide, au delà d’un IMC de 40. En tant que chirurgien, je peux difficilement partager l’opinion que l’obésité met à l’abri des risques.
Démédicaliser le surpoids
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
En réponse à l’article « le paradoxe de l’obésité » de Bernard Waysfeld
Il y a déjà quelques années, Katerine Flegal et son équipe établissait dans une méta-analyse que le groupe surpoids avait 12% de mortalité toutes causes confondues en moins que le groupe dit « poids normal »*.
Rappelons également que les normes d’indice de masse corporelle actuellement utilisées ont été modifiées depuis 1998 (la norme d’IMC normale s’établissait antérieurement entre 20 et 27) ce qui englobait dans la norme « normale » des individus en surpoids et excluaient des individus trop minces. Pourquoi ce changement de paradigme ? Peut être la pression des industries pharmaceutiques a-t-elle été efficace ?
Le paradoxe de l’obésité
Par Bernard Waysfeld, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste et psychiatre.
Une littérature de plus en plus abondante s’intéresse au « paradoxe de l’obésité ».
Alors que de nombreuses publications alarment nos concitoyens sur l’inflation irréversible et catastrophique de l’obésité pour 2030 (par exemple 30% de sujets obèses en France en 2030) des études sérieuses montrent que le risque lié à la surcharge adipeuse et pondérale ne correspond pas à celui annoncé.
Tout récemment, un travail considérable coordonné par un français, Boris Hansel (European Heart Journal du 4 août 2015), apporte de sérieux arguments au fait que, loin d’aggraver le risque cardio-vasculaire, l’obésité constituerait même un facteur protecteur !
L’importance du coaching
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le meilleur prédicteur de la perte de poids reste l’adhésion aux recommandations diététiques et le coaching.
Une étude parue dans Ann Inter Med 2015 le confirme. Elle prend en compte des patients obèses qui ont eu le choix entre 2 régimes sur 48 semaines. Classiquement, les régimes proposés étaient soit hypoglucidique soit hypo lipidique (pas de surprise). Les 2 groupes étaient conseillés soit de façon personnalisée, soit en groupe, soit par téléphone.
Les limites de l’IMC
Par Nathalie Négro, membre du Think Tank ObésitéS, diététicienne responsable du Centre Nutritionnel des Thermes de Brides-les-Bains.
En réaction à l’article « Même pas peur de grossir » de Catherine Grangeard
Nous avons à plusieurs reprises débattu sur ce blog des limites de l’IMC. D’abord, il n’est à mon sens pas étonnant que les personnes ne se retrouvent pas dans ces différentes catégories, qui n’ont pas grand sens au niveau individuel.
Mais surtout, mon contact quotidien avec les patients m’incite à trois réflexions :
- Méconnaissent-ils vraiment leur degré de surcharge pondérale ? Pour certains, probablement, mais je ne crois pas que ce soit la majorité. En revanche, les termes choisis importent beaucoup. Lorsque l’on évoque en consultation les motivations à maigrir, j’entends régulièrement : « c’est mon médecin, il m’a dit que j’étais obèse ! ». Ce diagnostic tombe comme un couperet et est parfois ressenti comme un reproche. Ce terme « obèse » fait peur. Il présente aussi une connotation péjorative, comme s’il s’agissait d’une faute et non d’une maladie.
Même pas peur de grossir !
Par Catherine Grangeard, membre du Think Tank ObésitéS, psychanalyste spécialiste des questions d’obésité.
L’Association Française d’Etude et de Recherche sur l’Obésité (AFERO) présente cette semaine une étude menée sur 14 000 européens (voir ici). Elle montre combien la population n’est pas centrée sur son IMC. Le décalage des spécialistes et des individus éclate au grand jour… Les gens ont tellement de soucis !
L’étude montre que les sondés ont tendance à sous-évaluer leur poids. Ainsi, 30 % des personnes en surpoids pensent que leur poids est « normal ». 80 % des personnes classées obèses selon leur indice de masse corporelle (IMC) se décrivent comme en surpoids. Toutefois, ces indices devraient être mis en parallèle à d’autres facteurs, comme l’âge par exemple.
65 millions de petits français et moi et moi et moi !
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Une récente étude de l’institut Nielsen* (plus de 30 000 consommateurs sur 60 pays) montre que 48% des français estiment être en surpoids. 42% déclarent chercher activement à perdre du poids.
Le changement de mode alimentaire est la méthode la plus utilisée (84%) suivi par l’exercice physique (73%). Moins de 5% des Français mettent en place une stratégie de perte de poids incluant la prise de médicaments ou de sachets protéiques. Le changement alimentaire passe par la réduction des matières grasses pour 61% des interrogés en France, suivi par la réduction du sucre et du chocolat (59%).


