Pesticides et surpoids : action - réaction
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Un article paru dans la revue Obesity Research and Clinical Practice précise que la différence de poids constatée entre les individus des années 80 et de 2015 ne peut pas s’expliquer par une différence calorique ou de répartition des nutriments ou une moindre activité physique.
Notre corpulence s’accroît avec une prise de poids de l’ordre de 10 % par rapport aux années 80. Les rédacteurs de l’article incriminent une responsabilité des pesticides, additifs, conservateurs de plus en plus présents dans les aliments et en particulier dans les plats préparés dont la consommation a flambé de 41% depuis les années 80.
Démédicaliser le surpoids
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
En réponse à l’article « le paradoxe de l’obésité » de Bernard Waysfeld
Il y a déjà quelques années, Katerine Flegal et son équipe établissait dans une méta-analyse que le groupe surpoids avait 12% de mortalité toutes causes confondues en moins que le groupe dit « poids normal »*.
Rappelons également que les normes d’indice de masse corporelle actuellement utilisées ont été modifiées depuis 1998 (la norme d’IMC normale s’établissait antérieurement entre 20 et 27) ce qui englobait dans la norme « normale » des individus en surpoids et excluaient des individus trop minces. Pourquoi ce changement de paradigme ? Peut être la pression des industries pharmaceutiques a-t-elle été efficace ?
Je mange donc je suis, je bois et je ne suis plus
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le magazine Que choisir paru cet été (n°538 de juillet-août 2015) alerte fort justement sur l’américanisation à outrance de notre alimentation française en pointant les boissons sucrées.
De 1960 à 2000, la consommation des boissons sucrées a été multipliée par 6 selon l’INSEE. Le vocable boissons sucrées couvre aussi bien les sodas, les sirops, les jus de fruits, les boissons plates aux fruits, les smoothies, les nectars, les eaux aromatisées et les colas.
Le sport sur ordonnance
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le sport sur ordonnance est une initiative strasbourgeoise mise en place depuis 2012 impliquant tous les acteurs locaux de santé.
Le médecin traitant prescrit une ordonnance spécifique préconisant une activité physique et sportive modérée et régulière. Puis le patient prend contact avec une équipe d’éducateurs sportifs de Sport Santé. Un éducateur coordonnateur de la ville reçoit le patient pour mise en place du protocole d’activités physiques. Le patient est revu à 1 mois, 6 mois et 12 mois avec information au médecin prescripteur. Le sport est effectué soit en régie municipale soit via des associations labellisées. Le programme dure 3 ans ce qui permet de changer durablement le mode de vie. La première année est gratuite. Les suivantes sont tarifées selon les revenus déclarés, de 20 à 100 € par an. Ce programme essaime en France : Biarritz, Rennes, Château-Thierry, Chambéry.
L’importance du coaching
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le meilleur prédicteur de la perte de poids reste l’adhésion aux recommandations diététiques et le coaching.
Une étude parue dans Ann Inter Med 2015 le confirme. Elle prend en compte des patients obèses qui ont eu le choix entre 2 régimes sur 48 semaines. Classiquement, les régimes proposés étaient soit hypoglucidique soit hypo lipidique (pas de surprise). Les 2 groupes étaient conseillés soit de façon personnalisée, soit en groupe, soit par téléphone.
Moche gros méchant et pas « minion »
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
A propos d’activité physique, une enseigne de salle de sport implantée dans le Sud de la France fait très fort en jouant le registre de la provocation. Elle fait preuve d’un esprit cynique comme au temps des campagnes chocs de Benetton. Elles ont d’ailleurs eu pour effet d’augmenter le boycott de la marque.
Montre-moi ton placard, je te dirai ton poids
Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.
Le contenu des réfrigérateurs, congélateurs et placards de cuisine peut être très évocateur du profil pondéral. Ainsi on note que plus l’indice de masse corporelle est élevé (IMC =P/T²), moins il y a présence de glaces, charcuteries, céréales, pâtisseries, plats cuisinés, pâtes à tartiner, sauces dans les frigidaires et placards. 78% des consommateurs obèses n’ont pas de pâtisseries et 67% n’ont pas de plats cuisinés en réserve. Mais ils achètent des produits gras et sucrés comme les viennoiseries ou les yaourts aux fruits.


