Tag Archive | Sylvie Benkemoun

Détox ou purification

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.

En réaction au texte « Détox ou intox ? » d’Arnaud Cocaul

detox obesite think tank regime surpoids maigrir malbouffeManger mal, trop, des aliments diabolisés toujours plus nombreux devient la grande peur de notre époque. Les mises en garde contre la malbouffe, le lait, le sucre, le gluten, le transformé, alimentent les peurs de s’empoisonner et de grossir, punition suprême pour un mangeur impénitent. Le régime détox va au-delà d’un énième régime dont on connaît les limites. Il permet de relier corps et esprit de façon quasi religieuse. Purifier ou se débarrasser de ses excès, des polluants et de tout ce qui fait peur. Détoxifier pour accéder à un corps que l’on souhaite pur, avec l’assurance de chasser toute possibilité de maladie et pourquoi pas, un accès à une jeunesse éternelle. Lire la Suite…

Baclofène, médicament providence ?

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.

En réponse à l’article « Farce et attrape » de Jean-Michel Lecerf

medicamentLe Baclofène est au départ utilisé pour certains troubles musculaires. La donne change quand le professeur Olivier Ameisen décrit la guérison de son alcoolisme grâce à cette molécule utilisée alors à fortes doses. Il est suivi par des personnes décrivant favorablement les effets de ce médicament sur leur addiction à l’alcool (médicament pris sous responsabilité du médecin prescripteur).

Mais il n’existe pas d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour le Baclofène. Une première étape, la Recommandation d’Utilisation Temporaire (RTU) en mars 2014 (procédure dérogatoire et exceptionnelle) valide un rapport favorable bénéfices-risques tout en faisant des recommandations d’utilisation. Elle fixe les précautions à prendre au niveau des posologies et énumére les effets secondaires de cette molécule.

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Un travail sur l’image du corps qui s’annonçait prometteur

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue clinicienne.

2006. Un mannequin brésilien de 18 ans décède des suites d’une anorexie. Ce décès déclenche de nombreux débats dans différents pays sur la question du danger de l’extrême maigreur des modèles dans la mode. L’Espagne prend les décisions les plus fermes. Elle légifère sur l’IMC des mannequins qui ne doit pas être inférieur à 18. En outre, la devanture des magasins ne doit pas présenter de vêtement de taille inférieure à 38.

La France ne souhaite pas suivre le modèle espagnol. Elle se propose, dans le cadre du PNNS2 (Plan Nutrition Santé 2), de réfléchir de façon élargie aux diktats de l’apparence, à la valorisation de la maigreur. Elle souhaite aussi intervenir sur l’intolérance aux poids dépassant les normes, décrétées à l’origine par les compagnies d’assurance et utilisées en médecine pour déterminer les facteurs de risque sur la santé.

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Discrimination et perte de conscience

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.

En réponse à l’article « La discrimination, facteur d’obésité » d’Arnaud Cocaul

Dans le flot incessant des études concernant l’obésité et ses causes, l’une d’entre elles, récente, met en cause la discrimination. A la première lecture ce constat n’est pas nouveau et semble connu.

A situation d’inconfort, la recherche de réconfort semble une évidence. Et quel réconfort plus accessible et connu que l’alimentation pour des personnes en difficulté avec leur poids ?

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Obésités : c’est la faute aux émotions

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.

En réponse à l’article paru dans le Figaro santé le 15 septembre avec l’intervention de Catherine Grangeard (cliquez ici pour voir l’article).

smiley-pleure-emotions-obesiteFace à ces obésités qui résistent, la recherche du ou des « coupables » se complexifie pour entrer à présent dans le monde des émotions.

De façon intuitive, il est facile de se rendre compte à quel point un chagrin d’amour peut faire tomber dans la boîte de chocolat ou couper toute envie de manger. Calmer le stress en grignotant n’est pas l’apanage des personnes obèses. Tout est question de dosage, de fréquence et d’idées négatives associées.

Sommes-nous tous égaux face à ces émotions qui poussent à manger ? Voilà la question. « La personne qui se réfugie dans la nourriture lorsqu’elle est envahie d’émotions a introjecté un avis négatif sur elle », nous dit Catherine Grangeard. Et si nous partions du début.

L’expression des émotions peut être dépendante de la relation d’attachement avec la mère ou de son substitut et de toutes ces histoires d’enfance qui ont mal commencé (ruptures, traumatismes, abandon, maltraitance).

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IMC : le poids du couperet

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.

urlAu-delà d’un IMC* de 40, la Cour de justice de l’Union européenne a considéré l’obésité comme un handicap. Avec ce verdict, elle statue sur le droit au travail de certains individus. Alors que les spécialistes s’accordent à remettre en cause la valeur exclusive de l’IMC pour déterminer la gravité de l’obésité et ses conséquences, des hommes de loi s’emparent d’une question sans réserve et sans expertise, au mépris d’une part non-négligeable de la population européenne.

Ecarter un individu d’un emploi en considérant exclusivement son rapport poids-taille est une discrimination intolérable. Il faut se battre par tous les moyens contre cette mise au banc. La question n’est pas celle de la limite du poids mais plutôt celle des tâches à accomplir. Il faut déterminer au cas par cas s’il existe une limitation réelle et un danger pour autrui, au-delà des représentations négatives liées à l’obésité.

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Ces phrases trop entendues…

Par Sylvie Benkemoun, membre du Think Tank ObésitéS, psychologue psychothérapeute spécialiste des questions d’obésité.

En réaction à l’article « maladresses et obésités » de Catherine Grangeard

Parler de son histoire d’obésité c’est souvent relater la première phrase-choc entendue dans un cabinet médical, datant le début d’un parcours jamais terminé.

Du pédiatre informant une maman qui s’affole, en passant par la pesée, à l’école sans discrétion et sans oublier les visites médicales, les occasions d’alerter sur le poids dépassant les normes sont nombreuses. Malheureusement, il n’existe pas de formation pour apprendre la prudence et l’empathie. Or, ces mots blessants ou situations choquantes s’inscrivent profondément. Ils développent une peur de consulter pour les personnes qui en ont le plus besoin et une errance médicale souvent longue, aggravant la situation.

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